Culture

L’association Racines appelle les élus locaux à consacrer plus d’attention à la culture

Le centre culturel des anciens abattoirs de Telquel.ma. Crédit : Hassan Ouazzani
L’association Racines appelle les élus locaux à consacrer plus d’attention à la culture
août 28
16:21 2015
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L’association Racines profite des élections pour interpeller les candidats et futurs élus locaux sur l’importance de la culture au niveau communal.

En ce début de campagne électorale, l’association Racines exhorte officiellement les candidats aux communales à s’intéresser un peu plus à la culture. Même si les programmes sont déjà bouclés, l’association promet de continuer son plaidoyer après les élections. Racines soutient l’idée selon laquelle les politiques culturelles municipales ont un grand rôle à jouer pour le développement social de la commune, le vivre ensemble ou encore la formation du citoyen.

L’association demande aux futurs élus communaux d’œuvrer en faveur de la liberté d’expression et du droit à participer librement aux activités culturelles. Elle fait directement référence à l’article 25 de la Constitution qui garantie la liberté de création ou encore l’article 26 du même texte qui stipule que « les pouvoirs publics apportent […] leur appui au développement de la création culturelle et artistique ». Un appel qui fait écho aux interdictions à répétition de représentations théâtrales organisées justement par cette association à Rabat, Tanger et Fès notamment.

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Racines demande aussi aux élus municipaux d'allouer un budget suffisant à la culture. D’ailleurs, comme le rappelle la charte communale, cet échelon administratif a bien des prérogatives importantes en matière culturelle : il gère les équipements culturels, doit participer à l’animation socioculturelle, encourager et assister les associations culturelles… Dans son plaidoyer, l’association laisse entendre que l’argent est bien là, mais mal utilisé. Elle assure que le Maroc est équipé de nombreux complexes mais mal exploités et aux budgets de fonctionnement trop importants, laissant peu de place à une programmation culturelle de bonne qualité, ou encore pointe du doigt l’opacité de la gestion des 302 bibliothèques qui dépendent du ministère de la Culture.

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