Un point d’accès bancaire pour 502 adultes en ville. Le même pour 3 829 en milieu rural. Derrière ce chiffre, une réalité que le secteur financier commence à mieux appréhender : le monde agricole marocain se transforme. De nouvelles activités émergent, des revenus se stabilisent, des foyers ruraux investissent et consomment différemment.
Ces acteurs, agriculteurs, professionnels du secteur, ménages ruraux, ont des besoins financiers réels, dans un univers qui appelle des solutions sur mesure. C’est ce potentiel que Salafin, filiale de Bank of Africa, choisit d’adresser en développant des offres adaptées aux réalités et aux rythmes de vie du monde rural.
Rapprocher le crédit du fellah
La distance entre un agriculteur et un guichet bancaire n’est pas qu’une question de kilomètres. C’est aussi une question de complexité administrative, de parcours pensés pour des salariés urbains, de formulaires inadaptés à des revenus saisonniers.
« Le monde agricole n’a pas été exclu du système financier par manque de volonté, mais par manque d’outils réellement adaptés à ses réalités. Notre rôle est de construire ces outils et d’aller là où le crédit formel n’a pas encore su se rendre », souligne Mohammed Erraioui
Un ménage rural qui accède au crédit peut rénover son logement, faire face à une dépense imprévue, investir dans son activité. Multiplié sur des milliers d’exploitations dispersées du Souss au Gharb, c’est un réservoir de croissance que Salafin entend explorer, en construisant une relation de proximité avec des clients que le système financier classique n’a pas encore su fidéliser.
« Le monde agricole n’a pas été exclu du système financier par manque de volonté, mais par manque d’outils réellement adaptés à ses réalités. Notre rôle est de construire ces outils et d’aller là où le crédit formel n’a pas encore su se rendre« , souligne Mohammed Erraioui, Membre du Directoire et Directeur Général Adjoint en charge des activités Commerciales, Marketing et Digitales de Salafin.
Le digital comme pont
Le contexte a changé. Neuf adultes marocains sur dix disposent aujourd’hui d’un téléphone portable, y compris dans les zones les plus reculées.
La proximité digitale devient ainsi le vecteur le plus efficace pour atteindre ces populations: des parcours de souscription sans déplacement, des outils de scoring adaptés à des profils sans historique bancaire, des services mobiles accessibles depuis n’importe quel douar. L’essor annoncé du e-wallet et la volonté publique croissante en faveur de l’inclusion financière renforcent encore ce potentiel, en ouvrant la voie à de nouveaux modèles pensés pour le rural.
« Dans les zones rurales, ce n’est pas la demande de financement qui manque. C’est l’offre qui n’a pas encore trouvé le bon chemin pour y arriver », précise Mohammed Erraioui.
Pour Salafin, ces dynamiques convergent vers une opportunité de développement concrète : conquérir un segment en pleine structuration, accompagner l’émergence de nouvelles filières agricoles à revenus plus stables, et s’imposer comme l’acteur de référence du financement rural au Maroc.
