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Marsa Maroc : l’opérateur portuaire à l’assaut de la performance avec un plan d’investissement majeur et une feuille de route vers 2030

Marsa Maroc, opérateur portuaire et acteur de référence dont le rayonnement s’étend désormais bien au-delà des frontières marocaines, mène une stratégie qui se déploie sur plusieurs fronts simultanément. Avec une expansion remarquée, concrétisée au Bénin en 2024 et un positionnement stratégique à Nador West Med, l’opérateur portuaire intensifie également ses efforts sur le plan national.

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Marsa Maroc lance un plan d’investissement structurant, d’un montant de 4 milliards de dirhams, sur les cinq prochaines années, résolument axé sur l’amélioration de l’attractivité et la compétitivité de ses terminaux portuaires, avec un focus particulier sur le double pôle Casablanca-Jorf Lasfar. Une démarche essentielle au bénéfice direct de la croissance de ses clients et, plus largement, de la compétitivité logistique et portuaire du Maroc.

Une nouvelle architecture fonctionnelle au service de la performance opérationnelle

En amont de ses projets d’investissement, Marsa Maroc a initié une organisation par type d’activité. Cette approche obéit à une logique de spécialisation et d’efficacité, essentielle pour adresser les besoins spécifiques de chaque type d’activité, particulièrement face à la complexité croissante des flux portuaires. Initiée, tout d’abord, au port de Casablanca, cette démarche a conduit à la création de deux entités, l’une qui gère les activités du conteneur et du roulier et l’autre dédiée à celles des vracs.

Ce découpage fonctionnel, conçu pour répondre précisément aux exigences techniques et logistiques de chaque activité, a permis une meilleure allocation des ressources, l’adoption de procédés spécifiques et, surtout, une fluidification notable des opérations. Les premiers résultats, observés au port de Casablanca, ont pleinement confirmé la pertinence de cette approche, d’où son adoption au niveau national, courant 2025, avec la création de deux Business Units distinctes : l’une dédiée à l’activité conteneurs et l’autre à l’activité vracs.

Un plan d’investissement structurant à horizon 2030

Marsa Maroc annonce le déploiement d’un plan d’investissement majeur intégrant l’extension de ses infrastructures opérées, ainsi que le renforcement de son parc d’équipements. Ce plan contribuera de manière concrète à l’augmentation de la capacité portuaire et par conséquent à l’amélioration de la performance opérationnelle et de la compétitivité portuaire nationale.

Au cœur de ce plan d’investissement, Marsa Maroc vise à répondre aux besoins de ses clients. Il s’agit notamment d’améliorer la cadence et la fluidité des opérations de manutention, afin d’accélérer les délais de traitement des navires et, ainsi, réduire significativement les temps d’attente en rade et les délais de séjour à quai. Cette dynamique vise à renforcer la satisfaction des clients, armateurs, chargeurs, logisticiens et transporteurs routiers en leur garantissant des prestations plus rapides, plus fiables et parfaitement adaptées à leurs impératifs.

À Casablanca et Jorf Lasfar, plus de 4 milliards de dirhams sont mobilisés pour moderniser les installations, renforcer les équipements et améliorer les capacités de traitement. Ces investissements s’inscrivent également dans une dynamique de résilience, visant à mieux absorber les chocs logistiques et à sécuriser la compétitivité nationale à long terme.

En parallèle, Marsa Maroc ambitionne d’intégrer fortement la digitalisation de l’ensemble des process portuaires. En combinant l’augmentation des capacités, des équipements de dernière génération et une digitalisation poussée, Marsa Maroc entend conforter sa position d’opérateur portuaire de référence au service de la performance économique nationale.

850 millions de dirhams pour répondre aux besoins des opérateurs de l’activité vracs aux ports de Casablanca et de Jorf Lasfar

Une enveloppe de l’ordre de 850 millions de dirhams, dont la majeure partie est soutenue par un financement de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), financera des projets structurants destinés à la modernisation et au renforcement des infrastructures et des équipements dédiés à l’activité vracs.

Cet engagement de Marsa Maroc vise à accompagner la croissance des clients de cette activité, à améliorer la performance opérationnelle des terminaux polyvalents de ces deux ports et à donner un coup de pouce significatif aux exportations marocaines en réduisant les coûts de passage portuaire.

Port de Casablanca : l’extension pour une compétitivité renforcée

Pour renforcer la compétitivité de l’activité vracs au port de Casablanca, Marsa Maroc engage, entre autres, un projet structurant portant sur l’approfondissement de 530 mètres linéaires de quai au niveau du terminal polyvalent. Démarrés au dernier trimestre 2024, les travaux de ce projet permettront d’augmenter la profondeur des quais afin d’accueillir des navires de plus grande capacité. Ce projet devrait réduire considérablement le délai d’attente des navires en rade et augmenter les volumes traités pour atteindre 10 millions de tonnes par an. Les opérations seront fluidifiées et les délais de traitement réduits, offrant une meilleure performance opérationnelle.

Pour garantir la continuité des opérations portuaires, les travaux seront menés en trois phases. La première phase, qui mettra à disposition 230 mètres linéaires de quai, sera achevée au premier trimestre 2026. L’ensemble du projet sera finalisé au deuxième trimestre 2028. En parallèle, des travaux au terminal polyvalent nord du port de Casablanca permettront d’y traiter d’autres types de marchandises, augmentant ainsi la capacité globale. Un investissement de 140 millions de dirhams accompagnera le renforcement du parc d’équipements des terminaux polyvalents du port.

Après achèvement des travaux, nos quais du terminal polyvalent du port de Casablanca pourront accueillir des navires de 60.000 tonnes au lieu de 35.000 tonnes actuellement. Ce gain de capacité renforcera notre offre logistique, réduira les coûts de passage portuaire et offrira à nos clients une compétitivité immédiate et pérenne, tout en maintenant une qualité de service optimale, dans une démarche continue d’excellence opérationnelle”, précise Khalid Mansour, directeur de la Business Unit Vracs à Marsa Maroc.

Port de Jorf Lasfar : pour répondre aux besoins d’un hinterland industriel en pleine expansion

Face à la montée en puissance de l’hinterland industriel et à la dynamique croissante de l’activité vracs, le port de Jorf Lasfar s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de développement de grande envergure avec un vaste programme d’approfondissement et d’extension des capacités d’accueil du port à l’horizon 2035. Marsa Maroc renforce sa présence au port de Jorf Lasfar en lançant un projet d’extension du front d’accostage du terminal polyvalent, accompagné d’un programme de modernisation de son parc d’équipements.

Ce projet, dont la finalisation est prévue fin 2025, est une pierre angulaire pour la compétitivité de Marsa Maroc, avec une augmentation de 50% de la capacité de ce terminal. Déterminée à se positionner activement sur les futurs projets d’extension du port de Jorf Lasfar, Marsa Maroc entend mobiliser toute son expertise opérationnelle et des capacités d’investissement dépassant les 2 milliards de dirhams. Priorité : élargir son périmètre à Jorf Lasfar, y augmenter ses capacités de traitement, renforcer la complémentarité avec le port de Casablanca et consolider sa place de leader national des opérations portuaires.

Plus de 3 milliards de dirhams pour accompagner la croissance de l’activité conteneurs à l’import / export

Le trafic conteneurisé est en constante croissance, et Marsa Maroc s’y adapte activement. Dès septembre 2025, un programme d’investissement majeur sera lancé pour renforcer la capacité et la performance opérationnelle de ses deux terminaux à conteneurs au port de Casablanca. Ce programme ambitieux inclura l’approfondissement de quais existants, la construction de linéaires de quai supplémentaires et le réaménagement des parcs de stockage pour optimiser les espaces.

Pour soutenir cette montée en puissance, Marsa Maroc prévoit l’acquisition de 5 portiques de quai et 32 portiques RTG (portiques de parc), des équipements essentiels pour augmenter la productivité et répondre aux exigences croissantes des armateurs et chargeurs. Au-delà des limites portuaires, Marsa Maroc étendra sa présence avec une future implantation au port sec de Zenata, renforçant ainsi l’intégration de la chaîne logistique. Les 2 terminaux opérés par Marsa Maroc connaîtront ainsi d’importants travaux d’infrastructures accompagnés par un renforcement de leurs parcs d’équipements.

Le Terminal à Conteneurs Est (TCE) verra sa capacité passer de 700.000 à 1,3 million d‘EVP à l’horizon 2030. Cette expansion majeure s’accompagnera d’une reconversion complète du terminal en mode RTG, permettant une exploitation plus efficiente et conforme aux standards internationaux en matière de productivité et de performance opérationnelle.

De son côté, le Terminal à Conteneurs 3 (TC3) verra sa capacité croître de 600.000 à 900.000 EVP d’ici 2027. Cette montée en puissance sera rendue possible grâce à l’extension des quais et au réaménagement des parcs de stockage, visant une optimisation maximale des espaces disponibles et une amélioration continue de la fluidité des opérations.

“Notre objectif à travers cet ambitieux programme d’investissement est d’accompagner durablement la croissance du trafic conteneurisé au port de Casablanca avec une capacité supplémentaire de 900 000 EVP, tout en continuant à élever nos standards de service de façon à répondre efficacement aux exigences croissantes des opérateurs économiques”, souligne Tawfik Chahir, directeur de la Business Unit Conteneurs à Marsa Maroc.

Digitalisation et reengineering des process : les leviers d’une compétitivité renforcée

Le plan d’investissement structurant porté par Marsa Maroc ne se limite pas à l’augmentation de ses capacités ou au renforcement de son parc d’équipements, il s’accompagne d’une transformation plus large, avec deux leviers : la digitalisation des flux et le reengineering des process. La digitalisation des flux constitue un pilier fondamental.

Marsa Maroc déploie progressivement des services digitaux, allant de la gestion automatisée des escales à la traçabilité en temps réel des cargaisons, en passant par des interfaces de dématérialisation des procédures. Ces services visent à raccourcir les délais de passage portuaire et fiabiliser l’échange de données entre les différents intervenants.

À cela s’ajoute une réflexion sur les technologies d’intelligence artificielle pour optimiser la planification des opérations, la maintenance prédictive ou encore la gestion proactive des ressources.

Côté reengineering des process, Marsa Maroc met l’accent sur l’optimisation, l’amélioration de la performance opérationnelle et de l’expérience client. L’opérateur a initié plusieurs chantiers pour fluidifier les parcours des usagers, simplifier les formalités et créer un environnement performant. L’objectif est d’améliorer l’offre et de continuer à l’aligner sur les standards internationaux, avec une promesse de qualité constante, aussi bien pour les grands donneurs d’ordre que pour les PME du commerce extérieur.

Au final, cette transformation dépasse les seuls enjeux d’infrastructure pour impacter positivement toute la chaîne de valeur portuaire. Elle positionne, également, Marsa Maroc comme un acteur stratégique de la souveraineté logistique nationale, tourné vers l’efficacité, l’agilité et la performance.

Ports de Casablanca et de Jorf Lasfar : un tandem portuaire pour accompagner la croissance du trafic national des vracs

Pour accompagner la croissance soutenue du trafic des vracs et marchandises diverses, Marsa Maroc mise sur une synergie renforcée entre les ports de Casablanca et de Jorf Lasfar. Loin d’être de simples entités juxtaposées, ces deux plateformes formeront un véritable «tandem portuaire», garantissant une offre logistique plus flexible et plus agile.

Casablanca, hub historique et central, conservera son rôle stratégique, tandis que Jorf Lasfar, avec ses capacités d’accueil et ses perspectives d’expansion, est appelé à jouer un rôle croissant dans la gestion de ces flux. En effet, le port de Casablanca verra une part croissante de ses flux de vracs redirigée vers le port de Jorf Lasfar.

Cette articulation optimisera l’utilisation des infrastructures existantes et accompagnera avec efficacité la montée en charge des flux logistiques et portuaires dans le principal corridor logistique du pays.