Nizar Baraka : “Le Maroc est sorti de la série des années de sécheresse”

Intervenant ce lundi 12 janvier à la Chambre des représentants, Nizar Baraka a dressé un état des lieux hydrique qu’il qualifie de globalement positif, après plusieurs années marquées par la sécheresse.

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Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'Eau du Maroc, en octobre 2025. Crédit: Rachid Tniouni

Selon le ministre, le Maroc a enregistré, sur la période allant du 1er septembre au 12 janvier, 108 millimètres de précipitations, soit un excédent de 25 % par rapport à l’année précédente. Ce niveau représente également un surplus de 17,6 % par rapport à la moyenne habituelle, ce qui permet, d’après lui, de considérer que le pays est sorti de la série des années de sécheresse. Il a rappelé qu’une année est qualifiée de sèche lorsque les précipitations sont inférieures de 20 % à la moyenne.

Sur le volet neigeux, le ministre a évoqué des chutes de neige exceptionnelles, avec une superficie couverte ayant atteint 55.500 km², un chiffre qualifié de record. Cette surface est aujourd’hui redescendue à environ 25.000 km², mais les hauteurs de neige ont varié entre un et deux mètres dans les zones montagneuses dépassant 2.500 mètres d’altitude. Ces précipitations solides ont eu, selon lui, un impact positif direct sur les apports en eau.

Concernant les barrages, le taux de remplissage est passé de 31 % au 12 décembre 2025 à 46 % actuellement, soit 7,7 milliards de mètres cubes. À la même date l’année précédente, ce taux ne dépassait pas 28 %. Entre le 1er septembre et le 12 janvier, les apports en eau ont atteint 3,5 milliards de mètres cubes, dont 3,1 milliards enregistrés sur le seul mois allant du 12 décembre au 12 janvier.

Grâce à ces évolutions, le responsable gouvernemental a indiqué que le Maroc a gagné en moyenne une année d’approvisionnement en eau potable à l’échelle nationale, tout en soulignant que cela n’interrompt pas la poursuite des politiques structurelles engagées.

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Dans ce cadre, il a annoncé la poursuite des projets de dessalement de l’eau de mer, avec le lancement ou le renforcement de stations dans plusieurs régions, notamment Nador et Driouch dans l’Oriental, Tanger, Souss-Massa, Tiznit, Guelmim, Tan-Tan, ainsi que Rabat.

Enfin, Nizar Baraka a réaffirmé l’engagement du gouvernement, conformément aux orientations royales, à poursuivre les projets de transfert interbassins, qualifiés d’« autoroutes de l’eau ». Il a précisé que les travaux devraient démarrer cette année pour le tronçon reliant les bassins du Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia.