Dans son arrêt rendu publiquement, contradictoirement et en dernier ressort, la juridiction a déclaré l’appel recevable sur la forme et a confirmé l’ensemble des dispositions du jugement de première instance, tout en mettant les frais de justice à la charge du prévenu.
Fin décembre dernier, le tribunal de première instance de Sefrou avait condamné Pause Flow à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 2.000 dirhams. Il avait également ordonné la restitution de son ordinateur utilisé dans le cadre de son activité artistique.
Le rappeur avait été poursuivi en état d’arrestation depuis son interpellation le 20 novembre de l’année dernière, en raison des paroles de plusieurs de ses chansons. Il était poursuivi pour « outrage à un corps constitué » ainsi que pour « outrage à des fonctionnaires publics par des propos et expressions considérés comme portant atteinte à leur honneur, à leurs sentiments et au respect qui leur est dû dans l’exercice de leurs fonctions ».
La même juridiction lui avait accordé une liberté provisoire en contrepartie d’une caution fixée à 100.000 dirhams. L’artiste avait toutefois refusé de s’en acquitter, demeurant ainsi en détention jusqu’au prononcé du jugement dans son affaire.
