Celui-ci est jugé, avec plusieurs coaccusés, pour des faits liés à l’exploitation sexuelle de patientes souffrant de troubles psychiques, à leur soumission à des séances thérapeutiques suspectes mêlées à des pratiques de sorcellerie, ainsi qu’à l’incitation à la consommation de drogues dures.
La juridiction a décidé de renvoyer la deuxième audience du procès en appel au 9 juillet prochain, en raison de l’absence des avocats de la défense lors de l’audience tenue ce jeudi.
Pour rappel, la chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Fès avait condamné, au début du mois de mars dernier, le psychiatre S.A.A. à vingt ans de réclusion criminelle ferme et à une amende de 200.000 dirhams. Il avait été reconnu coupable de traite des êtres humains ainsi que de détention, consommation et facilitation de l’usage d’héroïne.
Dans la même affaire, un photographe avait été condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 10.000 dirhams. Le cousin du psychiatre, exerçant comme menuisier, avait écopé de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 50.000 dirhams, tandis qu’un infirmier retraité avait été condamné à un an d’emprisonnement ferme assorti d’une amende de 5.000 dirhams.
Le dossier a également conduit à la condamnation d’un universitaire spécialisé en psychologie à six mois de prison ferme et à une amende de 5.000 dirhams. Par ailleurs, un propriétaire belge de riad situé dans la médina de Fès et une employée de son établissement touristique ont chacun été condamnés à un an de prison ferme. Le premier a été condamné à une amende de 20.000 dirhams et la seconde à une amende de 5.000 dirhams.
