Cette situation a poussé l’Observatoire des affaires locales d’El Hajeb à adresser un courrier au délégué provincial du ministère de la Santé et de la Protection sociale ainsi qu’au directeur de l’hôpital provincial, dénonçant la persistance des difficultés rencontrées par les habitants du monde rural en raison du manque de services de santé de base.
Dans une lettre consultée par TelQuel Arabi, l’Observatoire indique qu’un habitant de la commune de Lqsir a été victime d’une piqûre de scorpion venimeux, nécessitant son transfert en urgence vers l’hôpital provincial Héritier Moulay El Hassan à El Hajeb. Toutefois, selon la même source, l’établissement a procédé à son transfert vers l’hôpital provincial Mohammed V de Meknès, au lieu de lui administrer les soins d’urgence requis par son état.
L’Observatoire estime que la multiplication des transferts de patients vers d’autres structures hospitalières traduit l’existence de dysfonctionnements structurels au sein du système de santé provincial. Il rappelle que les hôpitaux provinciaux sont censés assurer les soins et interventions médicales urgentes, notamment pour les populations rurales éloignées des grands centres hospitaliers.
L’organisme souligne également que les cas d’intoxication liés aux piqûres de scorpions ne tolèrent aucun retard, le facteur temps étant déterminant pour sauver la vie des victimes. Tout délai dans la prise en charge et l’administration des premiers soins peut, selon lui, aggraver considérablement l’état de santé des patients.
L’Observatoire appelle ainsi au renforcement des capacités des établissements de santé locaux, à travers la mise à disposition des ressources humaines et des moyens logistiques nécessaires pour répondre rapidement aux cas de piqûres de scorpions et de morsures de serpents, particulièrement fréquents dans cette province à dominante rurale.
Enfin, il exhorte les autorités sanitaires compétentes à intervenir en urgence afin d’améliorer la qualité des prestations offertes par l’hôpital provincial d’El Hajeb et de garantir une prise en charge adéquate des cas urgents. L’objectif, selon lui, est d’assurer le droit aux soins, de préserver la dignité des citoyens et d’éviter aux patients et à leurs familles les déplacements répétés vers d’autres villes pour accéder à des services de santé considérés comme un droit constitutionnel fondamental.
