. Problèmes de visas et arbitre refoulé
Depuis lundi, les tensions se multiplient autour de la stricte politique migratoire américaine, embarrassant la Fifa qui ne peut que constater les dégâts, expliquant dans un communiqué transmis à l’AFP qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».
Le couac le plus retentissant est celui de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami (Floride) en provenance d’Istanbul, le forçant à renoncer au Mondial.
La Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l’administration de Donald Trump, a défendu mardi « l’intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d’un visa en règle.
D’autres pays ont connu des problèmes administratifs à leur arrivée aux Etats-Unis : c’est le cas selon le Guardian de l’Irak, dont l’attaquant vedette Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.
. L’Iran dans le flou
Dans un contexte bouleversé par la guerre déclenchée au Moyen-Orient par l’offensive israélo-américaine sur le pays le 28 février, l’Iran est lui toujours dans le flou : après une période d’incertitude sur sa participation, ce sont ses supporters qui pourraient faire les frais des tensions géopolitiques avec les Etats-Unis.
Mardi, la Fédération iranienne de football a accusé les Etats-Unis de lui avoir retiré son quota de tickets pour le Mondial, contrairement au règlement de la Fifa qui attribue des places à chaque pays pour ses matches.
Si les joueurs et l’encadrement iranien ont bien reçu leurs visas, plusieurs accompagnants ont également vu leur demande refusée, dont le président de la fédération Mehdi Taj.
Face à ces incertitudes, la Team Melli a déplacé son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, alors qu’elle joue ses trois matches de phase de groupes aux Etats-Unis.
. La RD Congo à huis clos
Avant de partir pour le Mondial, la République démocratique du Congo affronte le Chili mardi en France, à Orléans, à huis clos en raison des inquiétudes liées à l’épidémie d’Ebola qui touche le pays d’Afrique centrale.
La sélection congolaise, qui s’est préparée à Marbella, dans le sud de l’Espagne, devait jouer cette rencontre dans la ville voisine de La Linea de la Concepcion, mais le maire de la commune a interdit la tenue de ce match.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale en réponse à l’épidémie qui sévit depuis mi-mai en RD Congo et dans certains pays limitrophes comme l’Ouganda, avec selon l’OMS plus de 500 cas confirmés, dont des dizaines de décès.
Malgré ces inquiétudes, les responsables du football congolais insistent eux sur le fait qu’aucun des joueurs convoqués en équipe nationale ne réside dans le pays.
. Les favoris assurent, les stars se soignent
En attendant le coup d’envoi de la compétition jeudi entre le Mexique et l’Afrique du sud, au mythique stade Aztèque de Mexico, les favoris ont assuré lors de leurs derniers matches de préparation.
La France est aisément venue à bout de l’Irlande du Nord (3-1), portée par un triplé de Michael Olise, tandis que l’Espagne, championne d’Europe qui rêve de renouveler son doublé Euro-Mondial comme en 2008-2010, a elle battu le Pérou (3-1).
La Roja était toujours privée de son attaquant star Lamine Yamal, touché à la cuisse droite, mais qui devrait selon son sélectionneur être apte pour le premier match de la Roja face au Cap-Vert le 16 juin.
La blessure du Brésilien Neymar « évolue bien » a de son côté indiqué la Confédération brésilienne de football, même si le doute persiste sur la participation de la star de 34 ans au premier match de la Seleçao, contre le Maroc samedi.
Le vétéran Lionel Messi, remis d’une douleur au tendon d’Achille gauche, pourrait lui faire son retour avec les champions du monde argentins, qui affrontent l’Islande mardi à Auburn dans l’Alabama.
