Ce partenariat mobilise des subventions de l’UE à hauteur de 514,4 millions de dirhams (48 millions d’euros), complétées par trois prêts concessionnels d’environ 3,2 milliards de dirhams (300 millions d’euros) mobilisés via le réseau JEFIC par la banque allemande KfW, la Cassa Depositi e Prestiti italienne (CDP) et l’Agence française de développement (AFD), cheffe de file du co-financement.
Le programme vise à accompagner le Maroc autour de quatre priorités : améliorer la connaissance des ressources hydriques face au changement climatique, renforcer la gestion des phénomènes extrêmes comme les sécheresses et inondations, préserver les eaux souterraines et consolider les capacités institutionnelles du secteur. Un volet d’assistance technique complète ces axes.
Intervenant lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a rappelé que « pour le Maroc, l’eau est un héritage qu’il y a lieu de préserver pour les générations futures et un enjeu de souveraineté », soulignant que le pays a fait « le choix de l’anticipation et de l’action, en transformant en profondeur son modèle hydrique ».
L’ambassadeur de l’UE au Maroc, Dimiter Tzantchev, a déclaré que « ce programme illustre l’engagement de l’Union européenne à soutenir le Maroc, et la région méditerranéenne, dans la gestion durable des ressources en eau », ajoutant qu’il s’inscrit dans les priorités du Partenariat Vert Maroc-UE et du Pacte pour la Méditerranée.
L’ambassadeur d’Allemagne, Robert Dölger, a salué « un bel exemple de la coopération euro-méditerranéenne sur des enjeux communs stratégiques ».
Son homologue italien, Pasquale Salzano, a mis en avant l’inscription du programme dans le cadre du Piano Mattei, citant la gestion des ressources hydriques et l’égalité de genre parmi ses atouts.
L’ambassadeur de France, Philippe Lalliot, a quant à lui affirmé que l’AFD « mettra tout en œuvre pour garantir le succès de ce programme, qui place l’égalité femmes-hommes et la résilience climatique au cœur de la gestion de l’eau au Maroc ».
Ce programme s’inscrit dans le Partenariat Vert Maroc-UE, signé en octobre 2022, et le Pacte pour la Méditerranée, adopté en novembre 2025, en réponse à une pression croissante sur les ressources en eau accentuée par le changement climatique et des épisodes de sécheresse répétés entre 2017 et 2025. Il vient renforcer le Plan national de l’eau ainsi que le Programme national d’alimentation en eau potable et d’irrigation (PNAEPI) 2020-2027.
