Cette annonce intervient dans un contexte de pressions judiciaires et réglementaires croissantes visant le groupe américain, régulièrement accusé de ne pas protéger suffisamment les utilisateurs mineurs.
La Commission européenne a récemment estimé que Meta avait enfreint le règlement européen sur les services numériques (DSA) en matière de protection des moins de 13 ans. Ceci s’ajoute à une série de revers judiciaires pour l’entreprise, notamment aux États-Unis, où plusieurs États l’accusent d’avoir des effets présumés sur la santé mentale des adolescents.
Selon Meta, les systèmes d’IA utilisés pour la modération analysaient déjà des éléments textuels et comportementaux tels que les commentaires, les biographies et les légendes, afin d’identifier les comptes potentiellement détenus par des mineurs.
Le groupe indique désormais que ses outils examineront également certains indices visuels « généraux », notamment la taille ou la structure osseuse des personnes apparaissant dans les contenus, afin d’estimer leur tranche d’âge.
« Il ne s’agit pas de reconnaissance faciale », précise l’entreprise de Mark Zuckerberg dans un communiqué publié sur son blog officiel, soulignant que l’IA « n’identifie pas l’individu spécifique sur l’image », mais se limite à une estimation approximative de l’âge.
Meta souligne que la combinaison des analyses visuelles, textuelles et comportementales devrait permettre de renforcer l’identification des comptes détenus par des mineurs. Lorsqu’un compte est suspecté d’appartenir à un utilisateur de moins de 13 ans, celui-ci pourra être désactivé et son titulaire devra fournir une preuve d’âge afin d’éviter sa suppression.
(avec MAP)
