Dénonciation calomnieuse : le tribunal de première instance de Fès examine le dossier d’un adjoint au maire et de son fils

Un adjoint au maire de Fès, membre de l’Union socialiste, comparaîtra le 12 mai prochain, aux côtés de son fils, devant la chambre correctionnelle ordinaire du tribunal de première instance de Fès, à la suite de poursuites engagées par le parquet pour dénonciation calomnieuse.

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Selon des sources de TelQuel Arabi, l’affaire fait suite à une plainte directe déposée par une journaliste professionnelle à Fès auprès du procureur du Roi près le tribunal de première instance. Elle y accuse l’adjoint au maire de l’avoir injustement mise en cause en déposant contre elle une plainte pour chantage sans apporter de preuves.

Les mêmes sources précisent que la journaliste a été entendue et que son téléphone a fait l’objet d’une expertise technique au laboratoire de la police scientifique et technique relevant de la Direction générale de la sûreté nationale.

En l’absence de témoins, le parquet a décidé de classer la plainte de l’adjoint au maire pour insuffisance de preuves. La journaliste a alors engagé une action en justice contre lui pour dénonciation calomnieuse.

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Dans sa plainte, la journaliste affirme que les accusations de chantage portées à son encontre visaient à la faire taire et à l’intimider. Elle estime que cela a porté atteinte à sa réputation professionnelle, lui a causé un préjudice moral et a eu des répercussions négatives sur son état psychologique ainsi que sur celui de sa famille.