Grâce à un mélange de vision, de timing et de bonne fortune, je pense qu’il y a un véritable élan dans ce processus et une chance de résoudre cette dispute qui dure depuis des dizaines d’années », a déclaré Staffan de Mistura lors de cette réunion tenue à huis clos jeudi 23 avril.
En octobre, sous l’impulsion des États-Unis de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU avait apporté un soutien inédit au plan marocain d’autonomie du Sahara de 2007, l’estimant la solution « la plus réalisable » pour résoudre ce conflit.
Sur la base de cette résolution, l’ONU et les Etats-Unis ont organisé depuis le début de l’année trois séances de négociations avec des représentants du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie.
Lors de ces « premières négociations directes depuis sept ans », « nous sommes entrés dans les détails sur les possibles contours d’une solution politique, d’une architecture de gouvernance mutuellement acceptable pour le Sahara occidental (sic) et des moyens d’assurer que le principe d’auto-détermination soit pris en compte », a souligné l’envoyé onusien.
Il a en particulier salué la présentation par le Maroc d’une version détaillée de son plan d’autonomie, réclamée par l’ONU depuis longtemps, et sa volonté affichée de « travailler avec le Front Polisario ».
Notant les « suggestions » et « réponses » du Front Polisario, il l’a toutefois appelé à « faire les compromis historiques nécessaires pour trouver une solution mutuellement acceptable », notamment pour le bien des « futures générations de Sahraouis ».
L’objectif de Staffan de Mistura est désormais de pouvoir rassembler à nouveau toutes les parties « avant octobre », « dans l’espoir de finaliser un accord-cadre, d’ébaucher un processus de validation de l’accord en cohérence avec le principe de l’auto-détermination, et de créer un mécanisme pour l’application de cet accord pendant une période de transition ».
(avec AFP)
