Parlement : le Plan Génération Green “n’a pas assuré la sécurité alimentaire”, déplore Driss Sentissi

Driss Sentissi a adressé des critiques au bilan gouvernemental, s’arrêtant sur plusieurs dossiers liés à l’action législative, aux politiques publiques et aux engagements sociaux.

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Il a relevé que les rapports des missions exploratoires et des groupes thématiques, notamment sur la “régulation des prix” et le “Plan Maroc Vert”, “ne font l’objet d’aucune interaction ni discussion et sont devenus hors délais”.

Concernant l’action gouvernementale, le président du groupe haraki s’est interrogé sur le sort des sept projets de loi retirés sans alternative, ainsi que sur l’avenir du Code du travail promis à plusieurs reprises, rappelant la déclaration du chef du gouvernement selon laquelle la seconde moitié du mandat serait consacrée à l’emploi.

À propos de l’État social, Sentissi a affirmé qu’il s’agit d’“un grand chantier royal qui n’est pas lié à un gouvernement en particulier”, évoquant son évolution “depuis l’Initiative nationale pour le développement humain, en passant par le système Ramed, jusqu’à la protection sociale”.

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L’intervenant a également pointé ce qu’il a qualifié de “confusion dans les critères de ciblage”, soulignant l’apparition de l’indice socio-économique (9,32) comme seuil d’exclusion, ayant privé de véritables veuves et personnes démunies au profit de familles nombreuses, ajoutant que “cotiser 5 dirhams prive des citoyens de 500 dirhams”.

S’agissant des engagements gouvernementaux, le président du groupe haraki s’est interrogé sur la réalisation d’un million d’emplois nets, la sortie d’un million de familles de la pauvreté et de la précarité, l’amélioration du classement de l’enseignement à la 60e place mondiale, ainsi que l’augmentation du taux d’activité des femmes de 19 % à 30 %, en plus du programme “revenu de dignité”, estimant que “tout cela n’a pas été réalisé”.

Il a aussi questionné la mobilisation de 500 milliards de dirhams et la création de 500.000 emplois supplémentaires dans le cadre de la mise en œuvre des orientations royales.

Concernant les politiques sectorielles, Sentissi a considéré que le Plan Maroc Vert puis le Plan Génération Green n’ont pas permis d’atteindre la sécurité alimentaire, notant la hausse des prix de certains produits de base : “le prix de l’oignon a atteint 15 dirhams contre environ 3 dirhams en 2021, la viande 120 dirhams contre 60 à 70 dirhams, et la sardine 30 dirhams contre 15 dirhams”.

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