Abderrahim Chahid, président du groupe socialiste – opposition ittihadie, a déclaré que “le bilan consiste à passer en revue tout ce qui s’est produit durant la période d’exercice de la responsabilité gouvernementale, et à partager avec les Marocains tout ce qui s’est passé au cours des dernières années”. Il a ajouté qu’il englobe “tout ce qui s’est produit comme joies, en tête desquelles l’annonce par le Roi du 14 janvier de chaque année comme jour férié pour le Nouvel An amazigh, et l’annonce par Sa Majesté le Roi du 31 octobre de chaque année comme fête nationale sous le nom de “Fête de l’unité”, ainsi que la joie des Marocains en 2022 avec l’exploit historique de l’équipe nationale au Qatar, et en 2025 avec la victoire de notre pays à la Coupe du monde de football des moins de 20 ans”.
Chahid a ajouté, dans son intervention lors de la séance de la Chambre des représentants consacrée à la discussion du bilan gouvernemental ce mardi, que celui-ci comprend également “tout ce qui s’est produit comme peines, à l’instar du séisme survenu et des inondations qu’a connues notre pays”, soulignant que “le partage des joies et des peines est ce qui permet aux Marocains de se rassurer que le responsable gouvernemental leur appartient, qu’il ressent leurs douleurs et se réjouit de leurs joies”.
Le président du groupe socialiste – opposition ittihadie a poursuivi que “le véritable bilan est la présentation des indicateurs de tous les grands chantiers et dossiers réalisés ou lancés, ainsi que de tous les projets structurants que connaît notre pays”, estimant qu’ils sont “clairement absents du rapport du Chef du gouvernement, où l’on ne trouve aucune trace du plan de développement du réseau ferroviaire, des programmes de développement territorial intégré, ni du programme de réduction des disparités territoriales et sociales”.
S’appuyant sur une analyse lexicale du discours du Chef du gouvernement, Chahid a précisé que le nombre de mots consacrés aux différents secteurs gouvernementaux a été comptabilisé. En tête figurent “l’économie et les finances avec 944 mots, l’investissement avec 638 mots, la santé et la protection sociale avec 570 mots, l’agriculture, la pêche maritime, le développement rural et les eaux et forêts avec 488 mots, l’éducation nationale, le préscolaire et le sport avec 424 mots, la transition numérique et la réforme de l’administration avec 259 mots, le tourisme, l’artisanat et l’économie sociale et solidaire avec 257 mots, les relations avec le Parlement avec 229 mots, la justice avec 226 mots, l’industrie et le commerce avec 201 mots, l’équipement et l’eau avec 159 mots, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation avec 126 mots, la transition énergétique et le développement durable avec 82 mots, la jeunesse, la culture et la communication avec 67 mots, l’inclusion économique, la petite entreprise, l’emploi et les compétences avec 53 mots, et l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’habitat et la politique de la ville avec 33 mots”.
Il a ajouté que “les huit premiers secteurs ont accaparé près de 4000 mots dans un discours composé de 8470 mots”, relevant qu’“il n’y a absolument rien de mentionné concernant le secteur des Habous et des affaires islamiques, malgré ses efforts pour garantir la sécurité spirituelle dans notre pays, ni le secteur de la culture et de la communication malgré son importance dans le rayonnement du pays, ni les Marocains résidant à l’étranger malgré leur contribution effective à l’économie nationale à travers leurs importants transferts financiers (560 milliards de dirhams), ni le transport et la logistique malgré leur rôle vital dans la dynamique économique et sociale, ni la solidarité, l’inclusion sociale et la famille que le gouvernement avait promis de dynamiser économiquement, ni le commerce extérieur, entre autres”.
