Heure supplémentaire : le PPS formule une demande parlementaire pour une évaluation par le CESE

Le débat autour de l’heure supplémentaire au Maroc se relance sur le terrain institutionnel. Rachid Hamouni, président du groupe du Parti du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants, a demandé la saisine du Conseil économique, social et environnemental (CESE) afin de réaliser une étude sur les effets économiques, sociaux et environnementaux de cette mesure.

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Huit ans de GMT+1, 250 000 pétitionnaires, des débats parlementaires : le Maroc n'en a pas fini avec sa guerre de l'heure. Mais derrière la querelle du fuseau horaire, que lit-on vraiment ? Crédit: Image générée par Intelligence artificielle

Formulée dans une correspondance officielle adressée le 20 avril 2026 au président de la Chambre des représentants, cette initiative s’appuie sur l’article 152 de la Constitution, la loi organique relative au CESE ainsi que le règlement intérieur de la Chambre. Elle intervient dans un contexte marqué par un débat sociétal persistant, nourri par les critiques de plusieurs catégories, notamment les élèves, les étudiants et les travailleurs, en raison des effets négatifs potentiels évoqués sur leurs conditions sociales, psychologiques et sanitaires, ainsi que des répercussions économiques et environnementales.

Au-delà de la séquence parlementaire, plusieurs travaux récents viennent alimenter ce débat. Une étude du Centre Sanabil souligne que le Maroc fait figure de cas quasi unique avec l’adoption du GMT+1 toute l’année, assortie d’une suspension temporaire durant le mois de Ramadan, ce qui crée une forme d’“instabilité temporelle” institutionnelle et sociale . Le rapport met également en avant la spécificité géographique du pays, situé à des latitudes où les gains énergétiques attendus du changement d’heure restent limités, alors que les effets sur le rythme biologique et la vie quotidienne peuvent être plus marqués.

Sur le plan sanitaire et social, l’étude évoque un désalignement du rythme biologique lié au décalage entre l’heure sociale et l’heure solaire, particulièrement en hiver, avec des conséquences possibles sur le sommeil, la concentration et le bien-être . Elle relève aussi des perturbations du rythme scolaire et familial, ainsi qu’un impact sur les conditions de vie de certaines catégories, notamment les élèves et les travailleurs.

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Le volet économique, souvent avancé pour justifier le maintien du GMT+1, reste également discuté. Comme le rappelle un précédent article de TelQuel, certains secteurs, en particulier l’offshoring, continuent de défendre cet alignement horaire avec l’Europe. “Les gains du maintien du GMT+1 pour notre secteur sont mesurables. Nous travaillons ainsi exactement aux mêmes heures que nos clients européens”, affirme Youssef Chraïbi . Ce positionnement est partagé par une partie des employeurs, pour qui la synchronisation avec le marché européen constitue un levier de compétitivité.

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