Heure légale au Maroc : pourquoi l’offshoring s’accroche au GMT+1

Parmi les rares défenseurs du maintien du GMT+1, le secteur de l’offshoring fait figure de premier soutien. Pour cette industrie largement tournée vers l’Europe, l’alignement horaire constitue un levier clé de compétitivité. Mais à mesure que la contestation s’amplifie, ces bénéfices sectoriels suffisent-ils encore à justifier un choix qui engage l’ensemble du pays ?

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Alors que la contestation du GMT+1 reprend de l’ampleur au sein de l’opinion publique, portée notamment par une pétition ayant franchi les 340.000 signatures, un secteur reste particulièrement attaché à son maintien : l’offshoring. Pour cette industrie tournée vers l’export, la question de l’heure légale dépasse largement le débat sociétal et touche directement à sa compétitivité.

Les gains du maintien du GMT+1 pour notre secteur sont mesurables. Nous travaillons ainsi exactement aux mêmes heures que nos clients européens”

Youssef Chraïbi, président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES) et du groupe Outsourcia

Dans les centres de relation client et les services externalisés, l’argument est d’abord opérationnel. L’alignement horaire avec l’Europe, principal marché du secteur, est perçu comme un avantage décisif. “Très concrètement, les gains pour notre secteur sont mesurables. Nous travaillons ainsi exactement aux mêmes heures que nos clients européens”, explique Youssef Chraïbi, président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES) et du groupe Outsourcia, joint par TelQuel. Une synchronisation qui se traduit, selon lui, par “moins de latence, une meilleure qualité de service et une plus grande satisfaction client”.

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