Leila Benali reporte l’examen du dossier des carburants à la Chambre des représentants

À la demande du gouvernement, la réunion de la Commission des infrastructures de base, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants, initialement prévue mardi en présence de Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a été reportée à une date ultérieure non encore fixée.

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Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, le 9 décembre 2024 au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Ce report intervient en l’absence d’explications officielles sur ses raisons, d’autant plus que la ministre doit participer, ce lundi, à la séance des questions orales à la Chambre des représentants. Une situation qui a suscité des interrogations au sein des milieux parlementaires quant à la disponibilité de données actualisées sur l’état du marché national des carburants, surtout que la réunion coïncidait avec la période précédant la révision périodique des prix par les sociétés pétrolières, généralement à la mi-avril.

Concernant la possibilité que la programmation d’une dizaine de questions sur le sujet lors de la séance des questions orales puisse compenser le débat en commission, certains parlementaires ont indiqué à TelQuel Arabi que le temps imparti aux réponses en séance plénière ne permet pas d’entrer dans les détails ni d’ouvrir un débat approfondi, contrairement aux réunions des commissions qui offrent davantage de marge pour examiner les dossiers en profondeur et échanger des données.

Par ailleurs, l’absence de nouvelle date pour la tenue de la réunion renforce le flou, alors que cette rencontre était attendue comme une occasion de présenter des données officielles et des éclaircissements gouvernementaux sur l’évolution du marché énergétique national.

En attendant la reprogrammation de la réunion dans l’agenda de la commission, ce report reste entouré de nombreuses interrogations, au regard de l’importance des sujets inscrits à l’ordre du jour et de leurs répercussions directes sur le pouvoir d’achat des citoyens et l’équilibre énergétique.

Il convient de rappeler que la commission a reçu plusieurs demandes d’examen, notamment de la part du groupe du Parti de la justice et du développement, portant sur « les effets potentiels des évolutions géopolitiques liées à l’escalade militaire au Moyen-Orient sur la sécurité énergétique nationale et les prix des carburants au Maroc », ainsi que sur « l’évaluation du ministère concernant l’ampleur et l’impact de ces évolutions, le niveau des stocks stratégiques nationaux de produits pétroliers et les mesures anticipatives à adopter pour garantir la continuité de l’approvisionnement et limiter les répercussions négatives sur l’économie nationale ».

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La commission a également été saisie d’une demande conjointe des groupes de la majorité et du groupe constitutionnel démocratique social au sujet des « répercussions du conflit militaire au Moyen-Orient sur les prix des carburants sur le marché national ».

Parmi les autres requêtes figurent celle du groupe du progrès et du socialisme concernant « les causes et les conséquences de la forte hausse des prix des carburants », ainsi que deux demandes distinctes du groupe socialiste – opposition ittihadie : la première sur « les hausses successives des carburants et leur impact sur le pouvoir d’achat des Marocains, notamment dans un contexte de réserves estimées à 60 jours », et la seconde sur « les mécanismes de suivi et de gouvernance du marché national des carburants face aux défis géopolitiques actuels ».

Enfin, le groupe Haraki a également déposé une demande portant sur « la hausse des prix des carburants, ses répercussions économiques et sociales, ainsi que les mécanismes d’intervention publique pour y faire face ».