Au Maroc, plus d'un enfant sur trois ne bénéficie d'aucun encadrement numérique

L’Enquête nationale sur la famille 2025, réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), révèle que l’absence d’encadrement parental s’accompagne d’une perception accrue du risque d’addiction ou de dépendance aux technologies modernes de communication, chez 42,9 % des parents, contre seulement 24 % lorsque cet encadrement existe.

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Selon les données de cette enquête réalisée par le Haut-Commissariat au Plan, 35,1 % des enfants ne bénéficient d’aucun encadrement ou contrôle, avec une proportion plus élevée en milieu rural (42,5 %). Par ailleurs, 50,5 % des parents estiment que ces technologies ont un impact négatif sur la socialisation.

L’étude souligne également que l’usage des technologies de communication est désormais bien ancré dans le quotidien des familles marocaines, tout en restant globalement modéré : 51,1 % des utilisateurs y consacrent moins d’une heure par jour.

Les écarts apparaissent surtout entre les générations : 12,6 % des enfants et/ou petits-enfants du chef de ménage passent plus de trois heures par jour sur ces technologies, tandis que 70,2 % des parents et grands-parents y consacrent moins d’une heure, traduisant un niveau d’appropriation numérique plus faible.

L’enquête indique que les chefs de ménage et leurs conjoints relèvent majoritairement d’un usage limité : 61,1 % d’entre eux y consacrant moins d’une heure quotidienne. De plus, 80,3 % des utilisateurs passent moins d’une heure à communiquer avec leur entourage familial.

Les technologies de communication sont « le plus souvent un moyen de maintenir et de renforcer les liens familiaux à distance » : 56,3 % des répondants estiment qu’elles renforcent les relations avec les frères et sœurs vivant hors du foyer, tandis que 31,7 % évoquent un effet positif sur les liens avec les parents. En revanche, seuls 9 % considèrent qu’elles renforcent la relation avec les grands-parents.

Globalement, les perceptions positives dominent : l’idée d’un affaiblissement des liens familiaux reste marginale (environ 2 %), et 44,7 % des répondants affirment ne pas ressentir de solitude grâce à ces technologies.

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S’agissant des enfants, les données montrent que l’usage du numérique est encore plus répandu : 61,3 % des enfants âgés de 5 à 17 ans utilisent les technologies de communication, avec une proportion plus élevée en milieu urbain (67,6 %) qu’en milieu rural (51,4 %). Cet usage demeure toutefois généralement modéré, la moitié des enfants y consacrant moins d’une heure par jour.

Enfin, l’étude souligne que ces technologies sont perçues à la fois comme une source d’information et une opportunité de communication, mais aussi comme un risque potentiel. Elles contribuent au maintien des liens familiaux pour plus d’un quart des répondants et soutiennent la scolarité des enfants (51,7 %), mais sont également associées à des tensions au sein des familles (30,8 %) et à des risques d’addiction ou de dépendance chez les enfants (30,9 %).