Le Parc national de Tazekka dispose d’un patrimoine naturel et culturel d’exception, mais souffre d’une offre touristique fragmentée (activités isolées, peu lisibles pour les visiteurs et une valeur ajoutée économique pour les populations locales limitée), selon l’ANEF, qui vient de lancer une procédure de sélection d’un prestataire pour la réalisation des études techniques en vue de la révision des aménagements et des circuits et la création de clusters de produits éco-touristiques au niveau du parc.
La mise en valeur de ce territoire s’est appuyée sur une étude de planification réalisée en 2016. Ce schéma directeur a permis l’aménagement de plusieurs sites récréatifs et vues panoramiques entre 2017 et 2019, tandis que d’autres sites programmés restent encore à réaliser.
Cependant, l’ANEF souhaite passer de la logique de « ressources » à celle de « produits » et d’améliorer la qualité des infrastructures.
L’enjeu de sa démarche est multiple. Il s’agit d’abord de réviser et actualiser les aménagements, en assurant l’entretien et l’amélioration des sites déjà aménagés, tout en mettant à jour les études techniques pour les sites non encore réalisés.
Les études, qui s’étaleront sur six mois, porteront également sur l’examen de la faisabilité technique de construction d’un écomusée au niveau de Friouato, et la révision, l’optimisation et l’extension du réseau de circuits, en s’appuyant sur l’étude des circuits existante pour développer un maillage cohérent de sentiers de randonnée, garantissant une meilleure couverture territoriale et une meilleure accessibilité.
Il sera également question de structurer une offre intégrée, en regroupant les sites et activités en clusters de produits éco-touristiques cohérents, lisibles et commercialisables.
Entre autres opérations qui pourraient valoriser le parc national de Tazekka, l’ANEF a identifié la remise à niveau des sites de la vallée des oiseaux, Bouhayati, Aîn Khebab, la vallée des cerfs, les vues de Taza et Bouiblane, la conception de nouveaux sites (Oued Admam, Oued Lakhal, Dayet Chikker et Vallée des roses), l’harmonisation de la signalétique directionnelle et informative, la création d’une identité visuelle pour le parc et le regroupement des sites, grottes et circuits par zones géographiques et thématiques cohérentes
D’autres pistes seront également explorées, notamment la transformation des clusters en offres intégrées (« packages ») combinant des sites, des circuits et des services.
(avec MAP)
