La députée indique qu’« avec l’arrivée du mois sacré de Ramadan, les citoyens devraient évoluer dans un climat de sérénité économique et sociale. Or, la réalité des marchés nationaux reflète une nouvelle fois des défaillances répétées dans la gestion des prix et dans la garantie du pouvoir d’achat ».

Sghiri relève que « les hausses excessives et injustifiées des prix des fruits, des légumes et des denrées alimentaires de base observées sur les marchés depuis le début du Ramadan ne constituent plus de simples phénomènes conjoncturels, mais deviennent un indicateur clair de l’échec de la gestion gouvernementale à protéger les consommateurs et à garantir la justice économique et sociale ».
Elle estime que « la persistance de cette situation traduit l’échec du gouvernement à intervenir de manière anticipative pour réguler les prix, empêcher les pratiques spéculatives et éviter l’exploitation des occasions pour réaliser des profits illégitimes au détriment des citoyennes et des citoyens ». Ces derniers, ajoute-t-elle, se retrouvent « victimes de la faiblesse du contrôle, de l’échec des politiques économiques et sociales, et de l’incapacité du gouvernement à protéger le pouvoir d’achat des ménages, notamment ceux à revenus limités et moyens ».
La parlementaire souligne également que « cette situation économique et sociale tendue ne constitue pas seulement le signe de dysfonctionnements ponctuels, mais reflète une crise persistante dans la gestion gouvernementale », mettant en évidence « des insuffisances dans la coordination entre les différents secteurs et l’absence d’une vision claire pour traiter les déséquilibres structurels des marchés, de manière à garantir la stabilité des prix et à restaurer la confiance des citoyens dans la capacité du gouvernement à protéger leurs intérêts quotidiens ».
Loubna Sghiri s’interroge ainsi sur « les causes profondes et directes de la hausse excessive et injustifiée des prix des fruits, des légumes et des produits alimentaires de base durant le mois de Ramadan », ainsi que sur « les mesures urgentes que le gouvernement entend prendre pour garantir la stabilité des prix et protéger le pouvoir d’achat des citoyens, en particulier ceux à revenus limités et moyens ».
Elle demande également des précisions sur le plan du gouvernement pour traiter les déséquilibres structurels des marchés afin d’éviter la répétition de cette crise durant le Ramadan et garantir la stabilité des prix et du pouvoir d’achat à long terme, ainsi que sur l’existence d’« un plan global de révision des politiques économiques et sociales, de manière à garantir la justice économique et sociale et la stabilité de la sécurité alimentaire et sociale du citoyen marocain ».
