Les faits, instruits par le parquet de Grenoble (centre-est), auraient été commis en Allemagne, Suisse, Maroc, Niger, Algérie, Philippines, Inde, Colombie et Nouvelle-Calédonie, a détaillé le procureur Etienne Manteaux qui veut « permettre à d’éventuelles autres victimes de pouvoir se manifester ».
Le nombre de victimes a été établi à partir d’écrits compilés dans une clé USB par le septuagénaire qui évoque des « rapports sexuels » sur des mineurs âgés de 13 à 17 ans, a précisé le procureur Etienne Manteaux lors d’un point presse.
La clé USB sur laquelle des documents écrits ont été enregistrés par le septuagénaire a été découverte par son neveu qui se « questionnait sur la vie affective et sexuelle » de son oncle, a ajouté M. Manteaux.
L’homme a également reconnu au cours de l’enquête les meurtres de sa mère et sa tante.
Dans ses « mémoires », il écrit « avoir volontairement donné la mort à deux personnes », a indiqué le procureur.
Il a ainsi admis avoir étouffé à l’aide d’un coussin sa mère cancéreuse en phase terminale dans les années 1970, puis sa tante, âgée de 92 ans, dans les années 1990, en l’étouffant également avec un coussin, a précisé le procureur.
Concernant sa tante, « parce qu’il devait repartir dans les Cévennes (sud de la France, NDLR) et qu’elle le suppliait de ne pas partir, il a fait le choix de lui donner la mort également et donc profitant de son sommeil a pris un coussin et l’a étouffée », a indiqué le procureur.
Une enquête distincte de celle sur les viols et agressions sexuelles a été ouverte pour ces deux faits « là aussi tout à fait reconnus et admis » par le prévenu qui « légitime son passage à l’acte en considérant qu’il aimerait bien qu’on lui fasse la même chose s’il se trouvait dans cette situation de fin de vie », a indiqué cette même source.
