Le document, relayé par Alyaoum24, souligne que l’abattoir de Souihla demeure la seule structure agréée sur le plan sanitaire par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) dans une région qui compte pourtant des millions d’habitants.
Les magistrats de la Cour ont également relevé une forte dégradation technique : 86 % des abattoirs souffrent d’une détérioration structurelle avancée touchant les murs, les toitures et les sols, en plus de l’absence de systèmes de ventilation et d’assainissement dans un grand nombre d’entre eux.
Le rapport indique par ailleurs que 65 % de ces installations ne disposent pas d’espaces dédiés au déchargement et au traitement adéquat des abats, ce qui en fait des points noirs environnementaux au sein du tissu urbain.
Fait préoccupant, le rapport confirme que 53 % des abattoirs de la région ne font pas l’objet d’un contrôle vétérinaire programmé, ce qui a un impact direct sur la qualité des viandes destinées à la consommation.
La Cour attribue cette situation au non-respect des conditions et normes sanitaires requises par ces installations, ainsi qu’à l’insuffisance des investissements consacrés à la mise à niveau de ce secteur et à la modernisation de ses modes de gestion.
