Abattoirs à Marrakech-Safi : 53 % des établissements sans contrôle sanitaire, alerte la Cour des comptes

Le dernier rapport de la Cour des comptes révèle que le Conseil régional des comptes de la région de Marrakech-Safi a constaté une situation “critique” des infrastructures d’abattage des viandes rouges dans la région. Le rapport précise que 83 % des établissements (121 sur 145) ne sont que de simples “abattoirs ruraux”.

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Sacrifier dans un abattoir a été une alternative qui a apaisé les consciences tout en satisfaisant la nécessité sociale du rite. Aux abattoirs de Casablanca, la hausse des abattages a ainsi été vertigineuse : quelque 8000 têtes par jour pendant les journées précédant l’Aïd contre 1500 en temps normal. Crédit: DR

Le document, relayé par Alyaoum24,  souligne que l’abattoir de Souihla demeure la seule structure agréée sur le plan sanitaire par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) dans une région qui compte pourtant des millions d’habitants.

Les magistrats de la Cour ont également relevé une forte dégradation technique : 86 % des abattoirs souffrent d’une détérioration structurelle avancée touchant les murs, les toitures et les sols, en plus de l’absence de systèmes de ventilation et d’assainissement dans un grand nombre d’entre eux.

Le rapport indique par ailleurs que 65 % de ces installations ne disposent pas d’espaces dédiés au déchargement et au traitement adéquat des abats, ce qui en fait des points noirs environnementaux au sein du tissu urbain.

Fait préoccupant, le rapport confirme que 53 % des abattoirs de la région ne font pas l’objet d’un contrôle vétérinaire programmé, ce qui a un impact direct sur la qualité des viandes destinées à la consommation.

La Cour attribue cette situation au non-respect des conditions et normes sanitaires requises par ces installations, ainsi qu’à l’insuffisance des investissements consacrés à la mise à niveau de ce secteur et à la modernisation de ses modes de gestion.

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