Face à la hausse des prix des engrais, une députée demande de protéger les petits agriculteurs

Nadia Bouzandoufa, membre du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité à la Chambre des représentants, a adressé une question écrite à Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, au sujet de la hausse des prix des engrais agricoles sur le marché national et de ses répercussions sur les agriculteurs et la production agricole.

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La députée PAM Nadia Bouzandoufa au Parlement en octobre 2025. Crédit: Nadia Bouzandoufa/Facebook

La députée a précisé, dans sa question, que le marché national connaît depuis le début de la campagne agricole en cours une augmentation notable des prix des engrais, notamment azotés. Cette hausse est confirmée, selon elle, par des données de terrain concordantes ainsi que par des témoignages d’agriculteurs et de professionnels du secteur dans plusieurs provinces. L’acquisition de ces engrais se fait désormais à un coût dépassant les capacités financières d’une large catégorie d’agriculteurs, en particulier les petits et moyens exploitants.

Elle a relevé que cette augmentation intervient dans un contexte marqué par la succession des années de sécheresse, la hausse du coût des autres intrants agricoles et la baisse des marges bénéficiaires, ce qui s’est concrètement traduit par une réduction de l’utilisation des engrais, avec un impact négatif direct sur la productivité et la stabilité de la production agricole.

Elle a ajouté que « notre pays est un acteur stratégique dans la production d’engrais, ce qui devrait impliquer de meilleures conditions pour le marché national, ou à tout le moins l’adoption de mécanismes garantissant que l’agriculteur marocain ne soit pas soumis à la même logique de tarification que celle appliquée sur les marchés extérieurs, en particulier durant les périodes difficiles ».

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Dans ce cadre, la députée du PAM s’est interrogée sur les bases retenues par le ministère pour la fixation des prix des engrais sur le marché national, ainsi que sur la possibilité d’instaurer une discrimination positive en faveur du marché intérieur et de l’agriculteur marocain.

Elle a également demandé une évaluation, par le ministère, du degré de cohérence de la politique actuelle des engrais avec les objectifs de soutien aux petits agriculteurs, de garantie de la continuité de la production et de réalisation de l’équilibre au sein du système agricole.

(avec MAP)