Des militants locaux ont indiqué, à travers des vidéos largement relayées sur les applications de messagerie instantanée, que la circulation au niveau du poste-frontière est presque totalement à l’arrêt. Des centaines de voyageurs se retrouvent ainsi bloqués dans de longues files d’attente, sans possibilité de faire demi-tour ni d’emprunter des itinéraires alternatifs.
Selon des témoignages concordants, plusieurs personnes ont passé la nuit entière à attendre, tandis que la durée d’immobilisation pour certains véhicules a dépassé 10 à 12 heures consécutives. Un acteur associatif rapporte que « s’engager dans la file des voitures signifie rester coincé sans aucune autre option, en l’absence de couloirs d’urgence ou de toute organisation progressive de la circulation ».
La situation des voyageurs en voiture est la plus complexe : les files de véhicules s’étendent sur de longues distances, avec une attente éprouvante dans des conditions difficiles. Les piétons connaissent une situation relativement moins tendue, avec un temps d’attente moyen d’environ une heure et demie, notamment aux points de contrôle liés aux inspections douanières.
Cette affluence se concentre principalement dans le sens d’entrée vers Sebta, tandis que le flux de sortie demeure moins encombré, selon les informations disponibles.
Des observateurs expliquent cette situation par plusieurs facteurs, notamment les travaux en cours sur les infrastructures frontalières du côté marocain, ainsi que la coïncidence avec le retour de nombreux Marocains résidant à l’étranger vers leurs pays d’accueil après avoir passé les fêtes de fin d’année au Maroc, dans ce qui s’apparente à une mini-vague de l’opération « Marhaba ».
Face à la persistance de cette situation, les appels se multiplient pour une meilleure organisation du passage et la mise en place de solutions pratiques afin d’éviter la répétition de scènes de longues attentes.
Cela est d’autant plus urgent en l’absence de couloirs d’urgence ou de mécanismes clairs de gestion des flux de voyageurs, afin de garantir leur dignité et leur sécurité et de réduire les tensions récurrentes à ce poste-frontière vital.
