Duas affirme avec force qu’il « va prouver son innocence », dénonçant un acharnement médiatique et politique et estimant que sa présomption d’innocence n’a pas été respectée, au profit d’une présomption de culpabilité. Il explique avoir vécu ses premiers jours de liberté « en état de choc », avant de commencer à reprendre progressivement une vie normale.
S’il se dit confiant dans la justice et soutenu par sa famille, le député refuse, par prudence et respect de la procédure, de commenter le fond de l’enquête, qu’il n’a pas encore abordé en détail avec son avocat. Il insiste néanmoins sur le fait que « tout ce qui s’est dit » depuis son incarcération relève, selon lui, de la spéculation.
Sur le plan politique, Duas annonce sa décision de quitter le MDyC, non pas en raison d’un conflit interne, mais par respect pour le parti, et de siéger provisoirement comme député non inscrit à l’Assemblée de Sebta. Il précise que son avenir politique à moyen et long terme reste ouvert et qu’il n’exclut pas de ne pas assister au prochain plénum.
Concernant son mandat, il rappelle qu’il ne tirait aucun avantage personnel de son statut de député durant sa détention : absence de rémunération, absence de statut d’élu protégé et aucun bénéfice juridique lié à son incarcération. Il souligne également la complexité administrative qu’aurait représentée toute démarche liée à la remise de son mandat depuis la prison.
Enfin, Duas rappelle que, sans condamnation définitive, son mandat ne peut légalement lui être retiré. Tout en laissant planer le doute sur la suite de sa carrière politique, il affirme clairement que sa priorité demeure sa famille, et réitère sa détermination à faire reconnaître son innocence devant la justice.
