Cette réunion était initialement prévue cette semaine, mais les groupes de l’opposition ont demandé son report. Il s’agit du groupe Haraki, du groupe socialiste – opposition ittihadie, du groupe de l’Union marocaine du travail, du groupe de la Confédération démocratique du travail, ainsi que des conseillers parlementaires Loubna Alaoui et Khalid Satti. Cela a conduit le bureau de la commission à tenir une réunion avant-hier, mercredi, à l’issue de laquelle il a été décidé de reprogrammer la réunion au jeudi prochain à 10h.
Mais, dans une étape ultérieure, les composantes de la majorité ont présenté une demande pour avancer la date de la réunion. Ce qui a nécessité la tenue d’un nouveau meeting ce vendredi matin, qui s’est conclu par la décision d’organiser la réunion lundi prochain.
Dans ce contexte, Abderrahmane Drissi, président de la Commission de l’enseignement, des affaires culturelles et sociales à la Chambre des conseillers, a expliqué qu’une réunion s’est tenue ce vendredi matin à la demande des composantes de la majorité, d’autant plus que l’horaire prévu coïncidait avec la tenue du Conseil de gouvernement, ce qui ne permettait pas au ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohammed Mehdi Bensaïd, d’assister à la réunion.
Le président de la commission a estimé, dans une déclaration à Telquel Arabi, que ce report est normal et relève des pratiques habituelles au sein de l’institution législative, soulignant qu’il s’est fait dans un cadre de consensus, surtout au regard de la demande du gouvernement d’avancer la date de la réunion, face à la proposition de la majorité de la tenir lundi.
Il a ajouté que tout changement dans la programmation des travaux de la commission impose de revenir au bureau de la commission, seule instance habilitée à prendre la décision finale concernant l’ordre du jour de la Commission de l’enseignement, des affaires culturelles et sociales.
Il est à noter que ce projet de loi suscite une large controverse depuis sa transmission au Parlement, aussi bien au sein de l’institution législative que dans les milieux journalistiques, au vu des dispositions qu’il contient sur la restructuration du Conseil national de la presse, sa composition, les modalités de désignation de ses membres, ainsi que ses prérogatives disciplinaires et organisationnelles.
Le gouvernement considère que ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise à jour du cadre juridique encadrant la profession de la presse et de l’édition, du traitement des dysfonctionnements révélés par l’application de la loi actuelle, et de la garantie de la continuité du Conseil, tout en renforçant sa gouvernance et l’efficacité de son action, en cohérence avec les dispositions constitutionnelles relatives à la liberté d’expression et à l’autorégulation de la profession.
En revanche, plusieurs groupes parlementaires et organisations professionnelles ont exprimé des remarques et critiques à propos de certaines dispositions du projet, relevant que certaines soulèvent des problématiques liées à la représentativité des professionnels.
La réunion de la commission prévue lundi prochain devrait constituer une étape décisive dans le parcours de ce texte législatif, en préparation de sa transmission à la séance plénière de la Chambre des conseillers.
