Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a dévoilé un programme de renforcement du contrôle de la qualité et de la sécurité alimentaire. Celui-ci prévoit le soutien des bureaux communaux d’hygiène par 260 médecins, 130 vétérinaires, 260 infirmiers et 260 techniciens de santé, ainsi que 300 contrôleurs dont le recrutement a débuté en 2023 à raison de 100 par an, avec affectation dans différentes préfectures et provinces.
Dans sa réponse à une question écrite du député Ahmed El Abbadi, du groupe du Parti du progrès et du socialisme, portant sur le « contrôle de la qualité et de la sécurité alimentaire dans les espaces publics », Laftit a indiqué que 195 fonctionnaires communaux suivent actuellement une formation dans les instituts supérieurs des professions infirmières et des techniques de santé, dans le cadre d’une convention de partenariat signée avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale en 2024. Ils seront réintégrés dans les bureaux communaux d’hygiène après l’obtention de leur diplôme.
Le ministre a souligné que le ministère de l’Intérieur œuvre, dans le cadre de son plan 2019-2026, à la mise en place d’un programme portant sur la création de 130 bureaux communaux d’hygiène mutualisés entre collectivités territoriales, afin de combler le déficit enregistré dans les communes ne disposant pas de ce type d’équipement.
Laftit a expliqué que l’intensification de ces programmes s’inscrit dans le contexte des transformations économiques et sociales qu’a connues le Royaume, lesquelles ont entraîné une multiplication des établissements spécialisés dans la préparation, le transport, le stockage et la distribution des denrées alimentaires, ainsi qu’une hausse de la fréquentation des cafés, restaurants et points de restauration rapide. Cela a imposé une mobilisation accrue de l’ensemble des intervenants pour contrôler et réprimer les infractions liées à la sécurité sanitaire et alimentaire, afin de protéger les consommateurs contre les risques d’intoxications ou de maladies graves.
Concernant le contrôle des prix, le ministre de l’Intérieur a rappelé que les tarifs de la majorité des produits sont régis par le principe de la liberté des prix et de la concurrence, ainsi que par les mécanismes de l’offre et de la demande. Il a précisé que les services de contrôle au niveau des préfectures et provinces veillent principalement au respect des dispositions légales relatives à la protection du consommateur, notamment l’affichage des prix et la facturation.
Laftit a également évoqué la publication du décret relatif aux indemnités de risque professionnel au profit des infirmiers et techniciens de santé relevant des collectivités territoriales, soulignant que cette mesure vise à motiver cette catégorie de personnel et à harmoniser son statut avec celui des professionnels de la santé militaire et civile.
