Pour lui, “cette catégorie, en tête de laquelle se trouve le mol hanout, représente l’une des pierres angulaires de la cohésion sociale et des mécanismes de solidarité dans les quartiers marocains”.
Selon Alyaoum 24, au-delà de leur fonction commerciale, Mezzour a souligné que ces acteurs endossent quotidiennement un rôle de soutien direct aux ménages. Il a indiqué que le mol hanout se transforme en “institution de solidarité non déclarée”, accordant près de 840 dirhams en moyenne de crédit à chaque famille, dont 30 % ne sont pas liés à son activité commerciale, mais sont octroyés “de manière solidaire durant les périodes de difficulté”.
Le ministre a rappelé que son département s’appuie depuis 2019 sur une feuille de route regroupant 1 500 recommandations destinées à renforcer le secteur, dont 80 % ont été mises en œuvre. La prochaine étape interviendra début 2026, avec l’organisation d’une “Monétique nationale du commerce”, qui servira de cadre à l’élaboration d’un nouveau programme courant jusqu’en 2030. Celui-ci reposera sur un “cahier des demandes des commerçants”, destiné à clarifier leurs droits, structurer les mécanismes de soutien et proposer une approche actualisée d’accompagnement.
Mezzour a précisé que cette stratégie vise à aligner le commerce de proximité sur les ambitions du “Maroc 2030”, en lui offrant des outils modernes et en consolidant son intégration dans la dynamique économique nationale, tout en préservant le rôle social essentiel que ces commerçants continuent de jouer au sein des communautés.
