Trois villes marocaines parmi les 10 villes les plus attractives d'Afrique

Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech : quatre villes marocaines figurent parmi les 30 métropoles africaines les plus attractives selon le classement 2025 dévoilé par Jeune Afrique et Sagaci Research. Trois d'entre elles trustent le top 10.

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Vue aérienne de Casablanca et de la grande mosquée, avril 2025. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

La seconde édition du classement des 30 métropoles africaines les plus attractives, élaboré par Jeune Afrique et Sagaci Research, a été dévoilée lundi 1er décembre. Le Caire (Égypte) domine le palmarès, avec trois villes marocaines dans le top 10.

Le Maroc place quatre de ses villes parmi les destinations les plus prisées du continent en 2025. Si cette présence témoigne de son attractivité, elle révèle également des évolutions inégales et un point faible commun à toutes ces métropoles.

Casablanca conserve la tête du classement marocain en se positionnant à la cinquième place africaine, avec un indice global de 6,10. La capitale économique du royaume excelle particulièrement dans trois domaines : la qualité de vie avec un score de 7,1, les infrastructures et le logement à 6,7, ainsi que le secteur des entreprises et de l’emploi noté 6,6. Néanmoins, la métropole enregistre un léger recul d’une position par rapport à 2024, où elle occupait la quatrième place. Son talon d’Achille reste l’attraction des investissements directs étrangers (IDE), avec un score modeste de 3,4.

Rabat, suit de près à la sixième position avec un indice de 6,03. La ville se distingue par une qualité de vie exceptionnelle, affichant le meilleur score du top 10 africain avec 8,0 sur 10. Ses infrastructures et son niveau de services sont également remarquables, notés respectivement 7,3 et 7,4. Malgré ces atouts indéniables, Rabat perd également une place par rapport à 2024 et pâtit d’une attractivité très limitée en matière d’IDE, avec un score de seulement 1,1.

L’émergence de Tanger constitue la bonne surprise de ce classement 2025. Absente du top 30 en 2024, la ville du détroit fait une entrée remarquée à la dixième position avec un indice global de 5,53. Son profil équilibré sur l’ensemble des critères, oscillant entre 5,8 et 7,2, témoigne d’un développement harmonieux. La qualité de vie, notée 7,2, représente son principal atout dans cette progression spectaculaire.

Marrakech ferme la marche marocaine à la vingtième place, affichant un indice de 5,04. Si la perle du Sud maintient une qualité de vie appréciable à 7,2 et des services corrects à 6,1, elle souffre d’une attractivité très faible pour les investissements étrangers, avec un score de 0,2, parmi les plus bas de tout le classement.

Un constat s’impose pour l’ensemble des villes marocaines : malgré une présence forte dans le top 20 africain, toutes partagent une vulnérabilité commune en matière d’attraction des investissements directs étrangers. Cette faiblesse structurelle contraste avec leurs performances honorables, voire excellentes, dans les domaines de la qualité de vie, des infrastructures et des services, suggérant un potentiel encore sous-exploité sur le plan économique international.

Selon Jeune Afrique, ce palmarès inauguré l’année dernière “combine une enquête auprès des résidents sur quatre aspects fondamentaux (qualité de vie, infrastructures et logement, dynamisme des entreprises et emploi, services essentiels) ainsi qu’une évaluation des investissements étrangers, offrant ainsi une perspective unique sur l’expansion urbaine du continent et l’impact des grandes villes sur le développement national”.

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