Selon des sources de nos confrères de Hespress, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a récemment reçu une correspondance officielle réclamant l’accélération de ce chantier, dont le retard est jugé “non justifié” surtout après les promesses affirmant qu’il serait prêt avant la fin de l’année.
Le document syndical appelle à “l’achèvement des concertations entre les départements gouvernementaux concernés” afin d’arrêter la version finale du texte, tout en demandant un “éclairage urgent sur les dernières évolutions du processus et les amendements proposés”. La correspondance insiste aussi sur la nécessité de fixer un calendrier clair pour la mise en œuvre du statut, considérant les attentes importantes qu’il suscite au sein des personnels du secteur.
Trois ans de négociations sans aboutissement
Les syndicats rappellent que ce projet a été au cœur d’un long cycle de discussions avec le ministère, mené pendant près de trois ans et aboutissant à une version consensuelle. Malgré ce “parcours avancé”, la publication du statut demeure suspendue, aucune décision définitive n’ayant été arrêtée jusqu’à ce jour. Le texte a été transmis au ministère de l’Économie et des Finances ainsi qu’au ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration pour finaliser la procédure de validation, tandis que les échanges techniques entre les trois départements se poursuivent.
Cette situation alimente un sentiment d’inquiétude parmi les fonctionnaires du secteur, qui attendent depuis des années un cadre professionnel équitable, à même de reconnaître les spécificités de l’enseignement supérieur et de garantir leurs droits. Les organisations syndicales affirment leur disponibilité à contribuer à toute initiative susceptible d’accélérer l’adoption du statut et d’en assurer une mise en œuvre optimale.
Les syndicats réclament une mise en œuvre urgente
Un responsable syndical souligne que le contexte actuel rend “le statut particulier de l’enseignement supérieur” plus nécessaire que jamais, notamment à la lumière des informations faisant état de l’acceptation par le ministère des amendements proposés par les partenaires sociaux concernant l’article 84 du projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Selon lui, l’adoption d’un cadre unifié régissant droits et obligations de l’ensemble des catégories universitaires est devenue impérative après des années de travail.
Il estime également que la discussion du projet de loi en commission parlementaire aurait été plus pertinente si elle avait été accompagnée de la présentation du statut, rappelant que “les modifications de l’article 84 et le statut particulier sont complémentaires” et qu’ils doivent être appréhendés conjointement pour assurer une réforme durable et cohérente du système.
