Deux jeunes Marocains périssent en mer, Sebta rapatrie les corps de Youssef et Salim

Des ambulanciers espagnols à la rescousse d'un migrant (photo d'illustration). Crédit: DR

Deux jeunes Marocains, âgés de 19 et 23 ans, ont perdu la vie en novembre en tentant de rejoindre Sebta à la nage. Leurs dépouilles ont été rapatriées lundi après identification, rappelant la tragédie humaine d’une migration clandestine qui a déjà coûté la vie à 43 personnes en 2025.

Les autorités de la ville de Sebta ont rapatrié, lundi 1er décembre, les dépouilles de deux jeunes Marocains décédés en tentant de rejoindre l’enclave à la nage en novembre dernier. Leur identification officielle et la finalisation des procédures judiciaires ont permis de clore un nouveau chapitre douloureux de la migration périlleuse à travers le détroit.

Selon des médias locaux, la société de pompes funèbres Al Qadr a transporté les deux cercueils via le passage de Bab Sebta vers 15h, mettant fin à plusieurs jours d’attente et d’angoisse pour les familles des victimes, qui suivaient de près les recherches et l’identification des corps depuis l’annonce de leur découverte.

43 morts en 2025

Les autorités espagnoles avaient enregistré leur décès dans une lourde statistique faisant état de 43 morts en 2025, illustrant la dangerosité des traversées maritimes empruntées par des centaines de jeunes Marocains en quête d’une vie meilleure.

La première victime est Youssef Ghrirh, 23 ans, originaire de Taounate, dont le corps a été retrouvé le 9 novembre dans la zone de Bab Sebta.

Il portait une combinaison de plongée noire et tenait un ballon de football, supposé l’aider à flotter durant la traversée. Mais quelques heures seulement ont séparé le début de sa tentative de son issue fatale.

Le laboratoire de la police judiciaire de Sebta a réussi à établir son identité avant d’autoriser le rapatriement du corps vers le Maroc, où sa famille procédera à son inhumation.

La seconde victime est Salim Arraouh, 19 ans, originaire de Chefchaouen. Son corps a été découvert le 18 novembre, coincé entre des rochers à Fuente Caballo, dans des conditions difficiles. Sa famille avait lancé un appel aux autorités pour le retrouver après plusieurs jours sans nouvelles, jusqu’à ce que les pires craintes se confirment.

Salim, qui portait lui aussi une combinaison de natation noire, sera inhumé à Oued Laou, une fois les procédures légales de son transfert vers le Maroc achevées.

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