Dans une présentation qu’il a faite ce lundi devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales et des infrastructures de base à la Chambre des conseillers, Kayouh a expliqué que le Maroc fait face à des défis majeurs dans ce domaine, notamment la nécessité de « compléter, renforcer et mettre en œuvre le cadre réglementaire », « instaurer une véritable culture de sécurité routière », et le fait que « le système de contrôle routier a atteint ses limites, ce qui impose sa restructuration ». S’y ajoutent les besoins liés à la « mise à niveau des infrastructures routières, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines ».
Parmi les autres défis, selon Kayouh, figurent l’insuffisance du « développement des moyens de transport public » et du « niveau de coordination des interventions après les accidents », ainsi que « l’usage encore limité des outils numériques et technologiques ».
Le ministre a indiqué que l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a lancé une série d’études stratégiques visant à renforcer sa performance et à améliorer les mécanismes de gestion, notamment « une étude globale pour développer la stratégie de l’Agence à l’horizon 2030, destinée à repositionner son rôle stratégique conformément aux exigences des prochaines étapes, et à renforcer son statut d’instance référentielle et de pilotage de la sécurité routière, selon une approche intégrée inspirée des meilleures pratiques et des objectifs de la Stratégie nationale de sécurité routière 2017–2026 ».
Une autre étude a également été lancée afin de « mesurer le bilan de la mise en œuvre de la première phase de la Stratégie nationale de sécurité routière 2017–2026 et d’élaborer un nouveau plan d’action pour les prochaines années, en s’appuyant sur les expériences internationales pionnières et les orientations de la deuxième décennie d’action pour la sécurité routière 2021–2030 ».
Dans le cadre de la modernisation des outils de travail, le ministre a précisé qu’une feuille de route pour la transition numérique de l’Agence a été élaborée. Celle-ci a permis d’identifier un portefeuille de 106 projets numériques, d’une valeur globale de 122 millions de dirhams sur cinq ans, dont 39 projets prévus pour 2026, pour un coût de 65 millions de dirhams.
Concernant le bilan des réalisations en matière de contrôle automatisé des infractions au code de la route, le responsable gouvernemental a indiqué que 531 radars de nouvelle génération ont été installés, dont 420 sont déjà opérationnels, tandis que 111 sont en cours de raccordement au réseau électrique.
À cela s’ajoute l’acquisition et l’exploitation de 15 radars mobiles embarqués pour le contrôle de la vitesse et la constatation automatique des infractions, ainsi que 18 radars indépendants remorquables pouvant être installés partout. Les services de la Gendarmerie royale et de la Direction générale de la sûreté nationale ont également été dotés de 580 appareils supplémentaires.
