Retraite anticipée des enseignants-chercheurs : Midaoui interpellé par des députés sur des “demandes de prolongation ignorées”

Alors que plusieurs enseignants-chercheurs affirment avoir déposé des demandes de prolongation dans les limites prévues par la loi, le député Said Baaziz dénonce des mises à la retraite anticipées et s’interroge sur les raisons du blocage. Il appelle le ministre Azzedine Midaoui à clarifier la gestion de ces dossiers, à un moment où l’université souffre d’un déficit aigu en ressources humaines.

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Said Baaziz, membre du groupe socialiste – opposition ittihadie à la Chambre des représentants, a adressé une question écrite à Azzedine Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, au sujet d’informations circulant dans les milieux universitaires concernant la mise en œuvre par le ministère de procédures de mise à la retraite de plusieurs enseignants-chercheurs, alors même qu’ils ont déposé des demandes de prolongation dans le cadre des trois extensions que permet la loi.

Dans sa question, le député affirme que la demande de prolongation est un « droit légitime », surtout lorsqu’elle reste dans la limite des trois prolongations possibles. Il estime qu’il est « incompréhensible » de faire face au déficit aigu que connaît l’université en ignorant ces demandes et en envoyant leurs auteurs à la retraite, alors que les établissements d’enseignement supérieur ont besoin de davantage de ressources humaines.

Baaziz souligne que l’adoption du système de “timing aménagé” va doubler le nombre d’étudiants, ce qui rend l’université particulièrement dépendante de ressources humaines supplémentaires pour encadrer cet effectif croissant.

Il rappelle également que les enseignants jouent un rôle essentiel, non seulement dans l’enseignement, mais aussi dans l’encadrement des étudiants et des nouveaux enseignants, en plus de l’existence d’universitaires entretenant des partenariats avancés avec des universités étrangères qui contribuent au renforcement de la diplomatie parallèle.

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Le député ajoute que les enseignants concernés demandent l’acceptation de toutes les demandes de prolongation, sans exception. Il note que l’enseignant-chercheur est « perdant financièrement » lorsqu’il prolonge son activité, puisqu’il continue de payer l’impôt sur le revenu, alors qu’il en est exonéré une fois à la retraite ; ce qui fait que l’État est « gagnant financièrement, moralement et sur le plan de l’encadrement » si ces enseignants poursuivent leur travail au sein de l’université.

Le membre du groupe socialiste appelle le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à expliquer les raisons du non-traitement de ces demandes de prolongation, à clarifier pourquoi le ministère les ignore, et à préciser les démarches ainsi que les délais nécessaires pour garantir le fonctionnement normal du service universitaire.