Bouanou plaide pour une commission d’enquête sur les médicaments et n’écarte pas le recours au Cabinet royal

Abdallah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), a affirmé que l’option la plus appropriée aujourd’hui, pour activer les mécanismes de contrôle dans le dossier des médicaments, est la création d’une commission d’enquête parlementaire à la Chambre des représentants. Il a précisé qu’il est également possible de saisir les institutions de gouvernance, notamment le Conseil de la concurrence et la Cour des comptes, ajoutant que « le recours au Cabinet royal n’est pas non plus exclu ».

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Abdellah Bouanou (PJD) au Parlement en novembre 2025. Crédit: Rachid Tniouni

Répondant aux questions des journalistes lors de la conférence de presse organisée par son parti ce mercredi à Rabat, Bouanou a expliqué que, d’un point de vue politique, lorsqu’émergent de telles affaires, il incombe au gouvernement de prendre la décision appropriée, conformément au principe de la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.

S’agissant de l’argument de l’année électorale avancé pour justifier le refus de créer une commission d’enquête, le président du groupe parlementaire du PJD a indiqué que « son groupe n’a pas choisi de soulever cette affaire à ce moment précis, mais c’est le cours naturel des choses », soulignant que le dossier pourrait évoluer et que de nouveaux éléments pourraient apparaître.

Concernant les marchés du ministère de la Santé, Bouanou s’est interrogé sur les problèmes techniques que connaît la plateforme électronique des marchés publics depuis quatre ou cinq jours, assurant que son parti ne manquera pas de révéler les marchés concernés et leurs bénéficiaires.

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Il a démenti les rumeurs selon lesquelles il souhaiterait éviter l’intervention de la justice dans le dossier des médicaments, déclarant : « Qui a dit cela ? », rappelant que la justice dispose de son indépendance, tout comme le Parlement dispose de ses prérogatives.

Il a ajouté que les travaux d’une commission d’enquête permettraient inévitablement de transmettre le dossier à la justice, estimant que ce mécanisme constitue « la voie la plus sûre pour le pays afin de traiter le dossier des médicaments ».