Malgré cette progression, la part du budget de la Défense dans le PIB prévisionnel ne dépassera pas 4 %, contre 4,5 % en 2025. Loudiyi a expliqué que cette enveloppe, détaillée devant la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques, des migrations et des MRE, se répartit entre 47,4 milliards de dirhams dédiés aux personnels, 7,9 milliards aux dépenses de matériel et de fonctionnement, et 17,7 milliards à l’investissement, notamment pour l’acquisition, la maintenance et la modernisation du matériel des Forces armées royales ainsi que le soutien à l’industrie de défense.
La masse salariale, qui atteint 47,4 milliards de dirhams, progresse de 2 milliards par rapport à 2025, principalement en raison de l’impact financier de la revalorisation des salaires entrée en vigueur en juillet 2025 (1,1 milliard de dirhams), de l’enveloppe de 400 millions destinée aux promotions et de 332 millions affectés aux 5.500 nouveaux postes budgétaires nécessaires pour renforcer les nouvelles unités militaires et celles de la Gendarmerie royale. Une enveloppe additionnelle de 102 millions de dirhams couvrira notamment la contribution de l’État aux régimes de retraite et de prévoyance sociale.
Les crédits de fonctionnement liés au matériel et aux diverses dépenses augmentent également pour atteindre 7,9 milliards de dirhams, dont 1,3 milliard consacré au logement administratif et fonctionnel de la Gendarmerie royale, 1,2 milliard pour les aides sociales de la Fondation Hassan II en faveur des anciens militaires et anciens combattants, ainsi que 534 millions pour les factures d’eau, d’électricité et de télécommunications.
0,86 milliard de dirhams pour le service militaire
Les hôpitaux militaires, la mutuelle des FAR et la Direction générale des services sociaux bénéficieront de 349 millions de dirhams. S’agissant du service militaire, le budget consacré au 40ᵉ contingent, composé de 20.000 conscrits, s’élève à 60 millions de dirhams pour les seules dépenses de fonctionnement, tandis que la facture globale de l’opération atteint environ 0,86 milliard de dirhams.
Pour ce qui est de l’investissement, les crédits de paiement atteindront 6,2 milliards de dirhams, et les autorisations d’engagement 6,8 milliards, destinés à poursuivre des projets structurants comme la construction du Collège royal des hautes études militaires, l’extension de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V à Rabat, ainsi que l’achat d’armements, de munitions et d’équipements au profit des différentes composantes des FAR. Des investissements sont également prévus pour renforcer les infrastructures dédiées à la sécurisation des frontières est et sud et pour moderniser le parc d’équipements militaires.
Le compte spécial consacré à l’acquisition et à la réparation du matériel militaire connaît lui aussi une augmentation : il atteint 11,5 milliards de dirhams en crédits de paiement, destinés principalement au remboursement de la dette militaire liée aux contrats antérieurs et à la couverture de certaines dépenses sans recours à un financement bancaire. Quant aux autorisations d’engagement, elles s’élèvent à 157 milliards de dirhams, afin de couvrir la dette militaire future et de financer les contrats à long terme, y compris ceux prévus à partir de 2026.
