Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a fermement démenti, ce jeudi, les déclarations du député Abdellah Bouanou à la Chambre des représentants concernant de prétendus “privilèges ou monopoles” dans l’importation du médicament chlorure de potassium (KCl), affirmant que ces allégations “sont dénuées de tout fondement” et portent atteinte à la crédibilité des efforts nationaux visant à garantir la sécurité médicamenteuse et la continuité des soins dans les hôpitaux.
Dans un communiqué explicatif, le ministère précise que le chlorure de potassium est un médicament vital, indispensable dans les services de réanimation, de chirurgie et d’anesthésie. Il ajoute que la pénurie aiguë enregistrée sur le marché national ces dernières semaines est principalement due à l’arrêt temporaire de la production locale, lié aux travaux d’extension et de mise à niveau d’une unité industrielle appartenant à l’une des entreprises nationales productrices.
Autorisations temporaires et transparence
Dans l’attente du retour à un rythme normal de la production nationale, le ministère indique avoir accordé, à titre temporaire, des autorisations d’importation à plusieurs entreprises, “de manière exceptionnelle, ouverte, et selon des conditions strictes relatives à la qualité et à la conformité”, en soulignant que ces autorisations ne confèrent aucun avantage dans les marchés publics.
Le ministère réaffirme que l’acquisition du KCl s’est faite exclusivement via un appel d’offres légal et transparent, ouvert à toutes les entreprises nationales productrices, sans aucune procédure d’achat en dehors du cadre réglementaire. Le communiqué rappelle également que les centres hospitaliers universitaires, en tant qu’institutions administrativement et financièrement autonomes, appliquent les mêmes procédures afin de garantir l’intégrité de la gestion des commandes.
Le ministère insiste sur le fait que toutes les décisions prises respectent la loi et le principe de transparence, dans l’objectif de protéger la santé des citoyens et d’assurer la continuité des soins. Il réaffirme enfin son ouverture à toute clarification supplémentaire “susceptible de renforcer la confiance dans le système de santé”.
