Derrière les chiffres flatteurs de production se cache, selon le rapport, une dépendance structurelle aux importations d’aliments pour animaux et de céréales, qui rend le pays vulnérable aux fluctuations des marchés mondiaux.
Ainsi, malgré une production abondante de viandes rouges et blanches, “le Maroc reste soumis à la volatilité des prix internationaux”, estime le MIPA.
Le document souligne que le Maroc “a perdu son autosuffisance” pour les viandes rouges et les produits laitiers, renforçant sa dépendance alimentaire.
Les volumes de maïs et de tourteaux (soja, tournesol) ont en effet atteint des niveaux records. Par exemple, plus de 75 % du maïs importé sert à fabriquer l’aliment composé pour la volaille. Cette intensification pèse aussi sur l’élevage des ruminants via l’orge importée.
Fait inédit, l’abattage des bêtes de l’Aïd al-Adha a été suspendu en 2025, indicateur de la tension sur la filière ovine-caprine et sa chaîne de valeur, rappelle le rapport.
Le MIPA recommande ainsi de soutenir prioritairement les ruminants (bovins, ovins, caprins) qui valorisent des ressources fourragères locales (pâturages, résidus de cultures), plutôt que d’accroître la production de viande de volaille, très dépendante d’aliments importés par millions de tonnes depuis l’Argentine, le Brésil ou les États-Unis.
