Les chiffres, que TelQuel Arabi a pu consulter et qui seront présentés lundi devant la Commission des secteurs sociaux, montrent que le budget global du secteur de la santé dans le projet de loi de finances 2026 a connu une hausse de 9,78 milliards de dirhams, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport à 2025.
La masse salariale s’élève à 16,42 milliards de dirhams, en hausse de 617 millions de dirhams (+4 %), accompagnée de la création de 8 000 nouveaux postes budgétaires.
Les dépenses de matériel et de fonctionnement atteignent 11,436 milliards de dirhams, soit une progression de 47 %. Quant au budget d’investissement, il grimpe à 14,498 milliards de dirhams, en hausse de 61 %.
Selon le ministère, ces augmentations visent principalement à achever la construction et l’équipement des CHU, à lancer un nouveau programme de réhabilitation de 91 hôpitaux, ainsi qu’à poursuivre la modernisation des centres de soins primaires, dont 1 600 structures seront concernées sur trois ans.
Les transferts vers les comptes spéciaux du Trésor atteignent 5,3 milliards de dirhams, dont 3,3 milliards au Fonds de soutien à la protection sociale et à la cohésion sociale (1,3 milliard pour le fonctionnement, 2 milliards pour l’investissement), et 2 milliards au fonds de la Pharmacie centrale.
Le ministère précise aussi le transfert de 2,1 milliards de dirhams au groupe sanitaire et universitaire de Tanger–Tétouan–Al Hoceima (2,05 milliards pour le fonctionnement et 50 millions pour l’investissement), 410 millions à l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés, et 180 millions à l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé.
Les subventions de fonctionnement atteignent 80 millions de dirhams pour le CHU de Laâyoune et 206 millions pour celui d’Agadir.
Le programme de santé maternelle et infantile bénéficie à lui seul d’un milliard de dirhams en 2026, soit une hausse de 150 %, inscrite dans le budget du fonds spécial de la Pharmacie centrale.
Enfin, le ministère souligne que, malgré la disparité des dotations selon les programmes, l’ensemble des crédits reste complémentaire et converge vers un objectif commun : améliorer la santé des citoyens marocains.
