De nombreuses voix se sont élevées sur les réseaux sociaux pour réclamer sa suppression, plusieurs citoyens estimant que ce décalage horaire prolonge la souffrance des familles et des élèves, en raison de ses effets sur leur rythme de vie et leur santé mentale.
Dans ce contexte, la députée Hanane Atarguine, membre du groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à la Chambre des représentants, a adressé une question écrite au chef du gouvernement concernant la révision du maintien de l’heure d’été permanente (GMT+1).
Elle rappelle que le débat public sur la pertinence de cette mesure, en vigueur de façon permanente depuis 2018, se poursuit depuis plusieurs années. Selon elle, les études officielles concernant l’efficacité énergétique et l’harmonisation avec les partenaires économiques n’ont pas apporté la preuve de résultats positifs concrets.
La parlementaire souligne que plusieurs catégories sociales, notamment les élèves et les fonctionnaires, continuent de subir les effets négatifs de ce régime horaire sur leur équilibre psychologique, social et familial.
Des effets négatifs sur la santé et la productivité
Elle ajoute que des études nationales et internationales ont prouvé que la perturbation du rythme biologique causée par ce changement a des répercussions néfastes sur le sommeil, la concentration et la productivité, tant scolaire que professionnelle, ainsi qu’une hausse des accidents de la route durant les matinées encore sombres. À cela s’ajoutent les coûts sociaux liés au dérèglement des horaires familiaux, en particulier pour les jeunes enfants.
Enfin, Atarguine note que les objectifs d’économie d’énergie invoqués initialement n’ont pas été atteints, en raison de l’évolution des modes de consommation, des infrastructures électriques et de l’éclairage intelligent, ce qui affaiblit, selon elle, les justifications du maintien de ce système horaire dans le contexte actuel.
La députée interroge ainsi le gouvernement sur son intention de réviser la décision d’adopter l’heure d’été permanente et de revenir à l’heure naturelle du Royaume (GMT), en cohérence avec la position géographique du Maroc, ainsi que sur les mesures envisagées pour atténuer les effets sanitaires et sociaux de ce régime.
