Derb Omar: les commerçants récupèrent 30% des marchandises saisies par les autorités

Un vent d’apaisement souffle sur le dossier des marchandises saisies au port de Casablanca. Après plusieurs semaines de blocage, le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, Omar Hejira, a entamé un dialogue avec les commerçants de Derb Omar, touchés par la rétention de tonnes de fournitures scolaires importées d’Asie et d’Europe.

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“L’informel, qui constitue jusqu’à 80% des économies émergentes, retarde le développement et conduit les quelques grandes entreprises et hommes politiques à recourir à la corruption”, analyse l’économiste. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Selon des sources contactées par Al3omk , le ministère a autorisé les grossistes à récupérer près de 30 % des produits saisis, principalement ceux ne nécessitant pas de certificat de conformité. Cette décision, fruit de longues discussions entre les différentes parties, marque un début de détente dans un conflit qui paralysait l’activité de centaines de commerçants et immobilisait leurs capitaux.

Cependant, les cartables scolaires demeurent exclus de cette autorisation. Le ministère a refusé leur déblocage en raison de l’absence de validation par les laboratoires compétents, estimant qu’ils ne respectent pas les normes techniques et sanitaires en vigueur.

Des pertes lourdes pour les importateurs

Contacté par Al3omk, Said Farah, secrétaire général de l’Association de l’Union des commerçants et professionnels de Derb Omar, confirme que “le dossier connaît un dénouement progressif”, précisant que la libération partielle des marchandises a été approuvée “après une série de réunions et d’échanges entre les associations professionnelles et les services ministériels concernés”.

Il souligne que cette mesure permettra de “soulager une crise étouffante” ayant frappé de plein fouet les commerçants dont l’activité était à l’arrêt depuis plusieurs mois. Mais il déplore le maintien du blocage sur certaines marchandises, notamment les cartables, dont “le prix peut atteindre 700 dirhams l’unité”, provoquant des pertes financières importantes pour les importateurs.

Farah appelle à réviser les critères de conformité et à associer les représentants du secteur dans l’élaboration des décisions liées à l’importation. “Les commerçants ne s’opposent pas à la loi, mais demandent qu’elle soit appliquée avec équité et souplesse”, insiste-t-il, plaidant pour un équilibre entre la protection du consommateur et la sauvegarde des intérêts des petites et moyennes entreprises.

En attendant un accord définitif, certains opérateurs envisagent de porter le dossier devant le cabinet royal, même si les discussions avec le ministère restent ouvertes.

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