Dans ce document consulté par TelQuel Arabi, la parlementaire souligne que “l’opinion publique nationale assiste depuis le début de cette année scolaire à une vague sans précédent de mécontentement et de frustration parmi les familles, les élèves et les cadres éducatifs, en raison d’un dysfonctionnement manifeste dans la gestion de la rentrée”.
Elle évoque notamment “la confusion dans les horaires, la grave pénurie d’enseignants et la surcharge inacceptable des classes”.
La députée relève également que “malgré les slogans autour de la ‘réforme de l’école publique’ et de ‘l’égalité des chances’, la réalité sur le terrain révèle de profondes disparités entre établissements, voire entre régions”.
Une absence d’équité territoriale
Les écoles rurales et celles situées dans les quartiers défavorisés continuent, selon elle, de souffrir de “la faiblesse des infrastructures, du manque de matériel pédagogique et des retards dans la distribution des manuels et fournitures scolaires”.
Sghiri ajoute que “tandis que les familles espéraient un traitement anticipé de ces dysfonctionnements, leurs plaintes se heurtent à des justifications techniques qui n’abordent pas le fond du problème : l’absence de planification efficace et d’équité territoriale dans la répartition des ressources humaines et matérielles”.
Enfin, la parlementaire interpelle le ministre sur “les mesures urgentes que le ministère compte adopter pour remédier à ces déséquilibres et garantir un déroulement normal de l’année scolaire”.
Elle demande également “quelles garanties concrètes seront mises en place pour assurer une répartition équitable des enseignants et des équipements entre les régions” et si “le ministère envisage d’évaluer les programmes de réforme éducative, dont les milliards investis n’ont pas encore eu d’impact positif sur la réalité de l’école publique”.
