Il s’agit de Lina Kouhaili (26 ans) et Sophia Kacimi (34 ans) primées respectivement dans les catégories “Accessoires” et “Entrepreneuriat créatif”, a annoncé le jury présidé par Pascal Morand, figure clé de la Fédération de la haute couture et de la mode en France, lors d’une cérémonie organisée au siège de l’IMA.
Les jeunes créatrices figuraient aux côtés de dix autres Marocains parmi les 32 finalistes du concours présenté comme une initiative inédite en France qui met en lumière “la créativité et le talent des créateurs issus du monde arabe et de ses diasporas”.
Lina Kouhaili et Sophia Kacimi, installées respectivement à Paris et à Londres, se sont félicitées, dans des déclarations à la MAP, de leur consécration, y voyant une reconnaissance de leur talent et leur créativité avec comme principale source d’inspiration, leur pays d’origine, le Maroc, auquel elles sont fortement attachées.
Après une quinzaine d’années en tant que stratégiste pour des marques de luxe, Sophia Kacimi affirme avoir choisi de tout quitter pour se lancer dans l’entrepreneuriat avec son projet développé entre Rabat et Fès. Celle qui avait fait des études de commerce s’est fixée “trois règles d’or” pour son activité qu’elle veut “collective” : “tout est sourcé au Maroc, fabriqué avec des artisans locaux et indépendants, et à partir de fins de stocks de matières existantes”.
De son côté, Lina Kouhaili a opté de donner libre cours à son talent en tant que designer d’objets en créant, dès la fin de ses études, son propre label d’accessoires de mode en s’inspirant de la culture berbère, ce qui lui permet, confie-t-elle, de “se reconnecter avec sa double culture”.
De Beyrouth à Dubaï, en passant par Marrakech et Riyad
Au total, 125 candidatures issues de plus de dix pays avaient été soumises au comité de sélection au titre de cette première édition du Prix de la mode du monde arabe en France, qui s’adresse à “tous les créateurs ressortissants des pays de la Ligue arabe ou de ses diasporas”, selon l’IMA qui se félicite d’un engouement témoignant de la “diversité, créativité et vivacité” sur la scène de la mode arabe moderne. D’où son initiative d’élargir le champ du Prix à cinq au lieu de deux catégories prévues initialement.
Les catégories “Accessoires” et “Entrepreneuriat créatif” ainsi qu’un prix du jury, venaient ainsi s’ajouter aux deux prix annoncés au lancement du concours, à savoir “Talent émergent”, destiné à un créateur en devenir, dont le travail se distingue par son originalité et son potentiel de développement, et “Talent innovant” récompensant une démarche audacieuse, s’appuyant sur des innovations techniques, des matières novatrices ou des processus de production responsables.
Le Prix de la mode du monde arabe de l’IMA a pour ambition de “valoriser une industrie riche de savoir-faire, porteuse d’une identité unique et d’une modernité vibrante, en renforçant les synergies entre créateurs arabes et la scène de la mode française”, rappellent ses initiateurs.
Il vient également “enrichir un écosystème déjà dynamique, où de nombreuses initiatives voient le jour à travers la région, de Beyrouth à Dubaï, en passant par Marrakech et Riyad”, selon l’IMA.
(avec MAP)
