Les autorités espagnoles ont confirmé que son identification avait été rendue possible grâce à ses compagnons, qui avaient tenté de traverser à la nage avant d’être secourus. Cette reconnaissance a permis d’organiser le rapatriement du corps.
Mohamed, dont le téléphone retrouvé par la Guardia Civil contenait des photos de sa mère, était le principal soutien de sa famille en grande difficulté financière. Le chômage et la pauvreté l’ont poussé à tenter de rejoindre l’Europe via Sebta, dans l’espoir d’y trouver un emploi pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses proches. Sa traversée s’est toutefois achevée tragiquement : les secours espagnols ont repêché son corps dans le quartier Juan XXIII, quelques heures seulement après sa tentative.
L’identification des victimes est un élément crucial pour aider les familles à faire leur deuil. Mais ce processus se heurte à de nombreux obstacles. L’obtention d’un visa pour entrer à Sebta depuis la réouverture des frontières post-pandémie, conjuguée au manque d’infrastructures de conservation frigorifique suffisantes pour les corps, complique énormément les démarches.
Dans certains cas, ces contraintes ont même conduit à l’inhumation de dépouilles non identifiées avant que leurs familles n’aient pu se déplacer.
