L'Espagne promet de lutter contre la “revente de rendez-vous” pour les demandes d’asile

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a affirmé que le gouvernement s’emploie à contrer le phénomène de revente de rendez-vous liés aux demandes d’asile et aux démarches migratoires, en recourant à des opérations de sécurité et à de nouveaux systèmes numériques de vérification d’identité.

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Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait établi l’existence d’un marché noir des rendez-vous dans les bureaux de l’immigration à Sebta, le sujet a suscité une vive polémique jusque dans l’hémicycle espagnole. Lors d’une séance de questions au Sénat, Grande-Marlaska a souligné que son ministère “lutte contre ces pratiques illégales”, en évoquant le recours à des certificats numériques, à des vérifications par vidéo, ainsi qu’à la coopération avec les ONG qui fournissent des données essentielles pour détecter les irrégularités.

Le débat est intervenu à la suite d’une question posée par la sénatrice Nerea Ahedo, du Parti basque, qui a alerté sur le fait que “la lenteur du traitement des dossiers des demandeurs d’asile entraîne des situations de grande précarité”, certains se retrouvant sans abri. En réponse, le ministre a indiqué que le gouvernement renforçait ses efforts à travers l’embauche de nouveaux agents, l’amélioration des moyens matériels et la modernisation des systèmes informatiques afin d’accélérer les procédures. Il a ajouté : “Nous avons encore des marges de progression, et nous travaillons en ce sens en permanence”.

Grande-Marlaska a défendu le bilan de son ministère en assurant que le nombre de dossiers traités au cours des cinq derniers mois avait dépassé celui des nouvelles demandes de protection internationale, ce qu’il considère comme un signe d’amélioration malgré la forte pression sur les bureaux chargés de l’immigration.

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