Hammouni a indiqué, dans sa question écrite reçue par TelQuel Arabi, qu’à la suite des inondations et crues dévastatrices qui ont touché les douars d’Aouine, d’Aït Bsri et d’autres localités de la région de Khoukhou, il a effectué une visite de terrain dans le cadre de sa responsabilité parlementaire. Sur place, il a constaté directement l’ampleur considérable des dégâts causés par ces crues issues d’orages violents.
Selon lui, il ne s’agit pas seulement des pertes agricoles — les cultures ayant été emportées par les crues, ce qui a conduit à la saisine du ministère de l’Agriculture concernant l’indemnisation des agriculteurs, alors que la Mutuelle agricole marocaine d’assurances (MAMDA) considère ce type de risques naturels comme permanents et non indemnisables — mais également de pertes matérielles importantes subies par les familles des douars.
L’eau a envahi les habitations, atteignant près d’un mètre de hauteur, détruisant équipements et meubles, et frôlant la catastrophe humaine. Selon Hammouni, si ces crues s’étaient produites la nuit au lieu du jour, elles auraient pu causer des pertes en vies humaines.
Lors de cette même visite, il a été constaté que les habitants des douars d’Aouine et d’Aït Bsri restent exposés à de tels risques à l’avenir, faute de toute infrastructure de protection contre les crues de l’oued traversant Aouine. La construction d’un mur de protection le long de l’oued apparaît donc comme la solution la plus efficace pour prévenir la répétition d’une telle catastrophe.
Dans ce contexte, Hammouni a interrogé le ministre sur les mesures urgentes et concrètes que son département compte prendre afin de réaliser l’étude technique et de procéder à la construction d’un mur de protection contre les inondations de l’oued traversant les douars d’Aouine, d’Aït Bsri et d’autres localités de la zone de Khoukhou, dans la province de Boulemane.
