Enseignement rural : pourquoi les primes destinées aux enseignants sont en retard

Le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohammed Saad Berrada, a admis vendredi à Rabat l’existence d’un “blocage” dans le versement de la prime annuelle destinée aux enseignants exerçant dans les zones dites difficiles ou nécessitant un accompagnement particulier.

Lors d’une conférence de presse consacrée au démarrage de l’année scolaire 2025-2026, Mohammed Saad Berrada a expliqué que l’obstacle principal tient à la difficulté administrative et technique de définir avec précision les territoires éligibles. Pour lever cette incertitude, le ministère a lancé une étude de terrain, en coordination avec la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales, de l’éducation et de la formation, afin d’établir une cartographie claire des bénéficiaires avant le lancement du versement.

Cette prime, prévue dans le cadre de l’application du point 7 de l’accord du 26 décembre 2023, est fixée à 5000 dirhams par bénéficiaire et vise à reconnaître les efforts des enseignants qui assurent la continuité pédagogique dans des contextes géographiques et sociaux difficiles. Le gouvernement avait déjà annoncé ces dernières semaines son intention de procéder au paiement avant la fin de l’année, promesse que le ministre a réitérée en présentant la démarche technique destinée à certifier les zones éligibles.

Parallèlement, Berrada a dressé un bilan chiffré de la rentrée 2025-2026 : le ministère recense 8.271.256 élèves inscrits cette année. Sur le plan des dispositifs sociaux liés à l’école, il a déclaré que plus de 3 millions d’élèves ont bénéficié de la bourse de rentrée, 216.959 élèves sont pris en charge en internat, 80.245 bénéficient des services de restauration scolaire, et un peu plus de 6000 personnes profitent du transport scolaire.

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