Rentrée scolaire, réforme bancaire et lutte antidopage : ce qu'il faut retenir du Conseil du gouvernement

Au Centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Tanger, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé le 28 juillet le tout premier conseil d’administration d’un Groupement sanitaire territorial (GST). Crédit: MAP

Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi 18 septembre sous la présidence du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a passé en revue un ensemble de dossiers touchant à l’éducation, au secteur financier et au sport.

À l’ouverture du conseil, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, a dressé un premier bilan chiffré de la rentrée 2025-2026, avant que l’exécutif n’adopte plusieurs projets de textes visant à renforcer le cadre réglementaire national.

La rentrée, lancée officiellement le 8 septembre a vu le retour en cours de 8.271.256 élèves toutes filières confondues. Le ministre a mis en avant l’élargissement de l’offre scolaire via la création de 169 établissements et 2.461 nouvelles salles de classe, des efforts particulièrement ciblés sur le monde rural et les zones à forte densité.

L’administration souligne par ailleurs le renforcement des ressources humaines : 299.129 enseignants sont recensés pour cette année, dont 14.000 nouveaux professeurs répartis dans 12.441 établissements (8.480 en primaire, 2.337 au collège, 1.624 au lycée). Ces chiffres, a précisé le ministre, rendent compte d’un engagement continue dans la mise en œuvre de la feuille de route 2022-2026.

Le Conseil a ensuite examiné et adopté le projet de loi n° 87.21 visant à modifier et compléter la loi n°103.12 relative aux établissements de crédit et la loi n°40.17 portant statut de Bank Al-Maghrib. Présenté par la ministre de l’Économie et des Finances, ce texte découle du programme d’évaluation du secteur financier entamé dès 2015 et entend renforcer les instruments de supervision, introduire de nouvelles mesures de redressement et préserver la stabilité du système financier tout en mettant l’accent sur la protection des déposants.

Lutte antidopage

Autre dossier majeur : la lutte antidopage. Le conseil a adopté un projet de décret (n° 2.25.431) modifiant le décret d’application de la loi relative à la lutte contre le dopage dans le sport (décret n°2.18.303). Présenté par Berrada, ce texte s’inscrit dans le sillage des orientations royales visant à éléver la place du sport marocain aux standards internationaux. L’objectif annoncé est d’actualiser le cadre réglementaire suite aux récentes évolutions législatives (notamment la loi n°06.23) afin de renforcer l’efficacité et l’indépendance de l’Agence marocaine antidopage.

Le gouvernement présente cette adaptation comme indispensable pour protéger la santé des sportifs, sauvegarder l’éthique sportive et aligner le dispositif national sur les exigences des conventions internationales en matière de lutte antidopage.

Le Conseil a par ailleurs adopté le projet de décret n° 2.25.513 qui fixe le montant des indemnités versées aux membres des commissions d’évaluation et de sélection ainsi qu’à celles chargées d’organiser le Prix des conventions collectives de travail, initiative lancée en 2024 par le minstère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences. Le texte prévoit également la prise en charge des frais de déplacement et des indemnités kilométriques lors des missions incombant aux membres. Cette mesure vise à encadrer la rémunération des instances d’évaluation dans le respect des règles administratives en vigueur.

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