Le Maroc s'équipe de nouvelles stations météo pour mieux détecter les phénomènes extrêmes

Pour équiper le Maroc de nouvelles stations météorologiques automatiques, la Direction générale de la météorologie lance un appel d’offres international de près de 5 millions de dirhams. L’objectif : renforcer la détection des phénomènes extrêmes et améliorer le système d’alerte précoce face aux aléas climatiques croissants.

La Direction générale de la météorologie (DGM), placée sous la tutelle du ministère de l’Équipement et de l’Eau, lance un marché public pour renforcer le réseau d’observation national et améliorer le système d’alerte précoce face aux phénomènes météorologiques extrêmes. L’avis de marché, publié cette semaine, vise l’acquisition, l’installation et l’exploitation de stations automatiques de mesure dans plusieurs provinces du royaume.

Le montant estimé par le maître d’ouvrage pour cette opération est de 4.989.000 dirhams, selon le dossier d’appel d’offres ouvert internationalement. Le marché couvre la fourniture, la pose et la mise en service d’un ensemble d’équipements, ainsi que la mise à disposition de pièces de rechange destinées aux opérations de calibration et de maintenance.

Techniquement, le lot comprend notamment des enregistreurs de données (data-loggers) avec dispositifs d’émission, des abris miniatures pour capteurs de température et d’humidité, des sondes de température et d’humidité, des pluviomètres ainsi que des capteurs destinés à mesurer la hauteur de la neige. Le cahier des charges précise que certains équipements pourront être fournis sur l’ensemble des sites ou sur certains seulement, laissant une marge d’adaptation selon les spécificités locales.

Cette initiative survient dans un contexte national marqué par des épisodes météorologiques de plus en plus imprévisibles (orages localement violents, vagues de chaleur et variations pluviométriques) qui posent des risques significatifs pour les populations et les infrastructures. Les autorités et les observateurs soulignent la nécessité d’élargir et de moderniser le maillage d’observation pour une détection plus rapide et des prévisions plus fiables.

Vers une meilleure détection des phénomènes météorologiques

Pour les usagers, qu’ils soient autorités de gestion des risques, secteurs agricoles, transports ou citoyens, l’apport de stations automatiques supplémentaires représente plusieurs bénéfices concrets : des mesures en temps réel plus nombreuses, une meilleure détection des phénomènes locaux (pluies intenses, chutes de neige, vagues de chaleur), et une capacité accrue à alimenter les plateformes d’alerte et les modèles de prévision. À terme, cela peut réduire la vulnérabilité des territoires et améliorer la réactivité des services de secours.

Reste la question de la maintenance et de l’intégration opérationnelle : installer des instruments ne suffit pas si les capacités locales de calibration, d’entretien et d’exploitation des données ne suivent pas. Le dossier prévoit la fourniture de pièces de rechange et des dispositions techniques, mais la durabilité du dispositif dépendra aussi des plans de formation des équipes et du budget pérenne alloué à l’exploitation. Les observateurs appellent donc à accompagner ces achats par des stratégies de renforcement des compétences et des investissements complémentaires.

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