Dans son mémorandum sur la réforme du cadre général encadrant l’élection des membres de la Chambre des représentants en 2026, présenté ce mardi lors d’une conférence de presse à Rabat, le parti de la rose estime que cette pratique s’est transformée, lors des derniers scrutins, en un véritable achat de voix.
Elle a, selon lui, favorisé un usage inédit de l’argent et porté atteinte à la transparence du processus électoral. Le parti propose ainsi “d’instaurer un encadrement légal clair, garantissant transparence, équité et concurrence loyale entre les candidats, avec un plafonnement raisonnable du nombre d’employés, de manière à ce que les dépenses qui leur sont allouées ne dépassent pas le tiers du budget de campagne fixé par la loi”.
Concernant les sondages d’opinion, l’USFP recommande “de sanctionner leur publication et d’en prévoir les conséquences juridiques, en l’absence d’une loi spécifique qui les régit”.
S’agissant du déroulement du scrutin, le mémorandum préconise “d’établir à l’avance une règle légale claire fixant le nombre de bureaux de vote, afin d’éviter une dispersion excessive des bureaux dans un même centre”. Une telle situation complique, selon le parti, “la désignation de présidents de bureaux compétents et expérimentés, ainsi que celle des représentants des candidats, ce qui nuit à la bonne gestion et au contrôle de la régularité du scrutin”.
Le parti recommande également de “supprimer la possibilité de désigner des fonctionnaires des collectivités territoriales en exercice comme présidents de bureaux de vote, dans les communes de leur ressort professionnel, et de limiter ces désignations aux cadres et retraités de la fonction publique”.
La note propose en outre que “les membres des bureaux de vote soient désignés au moins dix jours avant le scrutin et validés par les commissions régionales et provinciales compétentes”, et que “la liste des membres soit affichée dès le lendemain dans les locaux de la préfecture ou de la province concernée, afin de permettre tout recours judiciaire de la part des intéressés”.
L’USFP insiste aussi sur la nécessité de “protéger les représentants des candidats contre toute expulsion injustifiée des bureaux de vote, avant ou pendant le scrutin, ainsi que lors du dépouillement”.
Le parti recommande enfin de “permettre aux représentants des candidats, inscrits dans la circonscription électorale où ils sont désignés, de voter dans le bureau où ils exercent leur mission, et non dans celui figurant sur leur liste électorale, à condition que cela soit mentionné dans leur arrêté de désignation et notifié aux présidents des bureaux concernés”.
