Selon Alyaoum24, s’exprimant au nom de son groupe, Zakhinini a souligné que « la justice pénale est l’aboutissement ultime et la clef de voûte de toute politique pénale ». Si elle a reconnu au gouvernement le mérite d’avoir tenté d’introduire ce concept dans le projet de loi, elle a aussi relevé « votre hésitation, votre approche floue et votre attachement à des textes muets ».
Le groupe socialiste a insisté sur le lien étroit entre politique pénale et politiques publiques, affirmant que « le succès de la première dépend de celui des secondes » : éducation, emploi, logement, santé. « Monsieur le ministre, nous ne pensons pas qu’il soit possible de parler de réussite de cette politique publique, car la réalité crie l’inverse », a lancé Zakhinini, en s’appuyant sur les rapports du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, de la Présidence du ministère public, de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire, du Conseil économique, social et environnemental, et du CNDH.
Elle a enfin rappelé que la finalité de la politique pénale est de garantir la dissuasion, protéger la société et les individus, et cela passe par « la consécration des droits, des libertés, la primauté du droit et le renforcement des sécurités juridique et judiciaire ».
Pour le groupe, dans le contexte de l’État social et de la quête de développement, le Maroc a besoin d’un code de procédure pénale avancé. « La justice est la colonne vertébrale du développement, et la justice pénale, le garant de la stabilité des sociétés. »
